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entraide.chatons.org, des services libres en ligne sans inscription pour mieux vivre son confinement

mar, 05/05/2020 - 11:25

Dans cette période si particulière d'urgence face à l'épidémie et afin d'assurer la continuité des apprentissages, il nous a semblé primordial d'aider à notre façon. C'est pourquoi le Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires (CHATONS) vous propose entraide.chatons.org , un portail d’accès simplifié à des services libres en ligne et répondant aux besoins les plus courants de télétravail. Parce que, même face à l'urgence, il faut rester vigilants !

Que ce soit pour :

  • Éditer du texte et créer des tableurs en ligne de manière collaborative et en temps réel avec nos instances Etherpad et Ethercalc ;
  • Échanger en visioconférence, audioconférence ou via un clavier avec nos instances Jitsi Meet ;
  • Prendre des décisions et planifier vos rendez-vous rapidement et simplement avec nos instances Studs ;
  • Partager vos fichiers, images et textes de manière sécurisée, avec respectivement nos instances Lufi, Lutim et PrivateBin ;
  • Raccourcir des liens avec nos instances LSTU, Polr et rs-short ;
  • Ou pour s’organiser sous forme de tableaux de post-it collaboratifs grâce à nos instances Scrumblr.

Ce sont pas moins de neuf services qui vous donnent toutes les cartes en main pour rester en contact avec vos proches et télétravailler sereinement tout en respectant votre vie privée, miaou !

De plus, notre site est disponible également en anglais, occitan, allemand et italien afin d'en faire profiter le plus grand nombre.

De nombreux membres du collectif hébergent ces instances afin de proposer un web décentralisé à échelle humaine, solidaire et respectueux de la vie privée. Tous les services proposés sont offerts gratuitement et sans inscription. De plus, aucune donnée personnelle n'est collectée ni partagée avec des tiers.

Ces services sont offerts gracieusement par des hébergeurs qui fonctionnent pour la plupart grâce au bénévolat. Afin de financer leurs infrastructures et services certains font appel à des dons, demandent des subventions ou proposent des adhésions associatives (donnant accès à d'autres services comme du mail, du cloud, de l'hébergement web,…). N'hésitez pas à les rejoindre :

Pour plus de précisions sur ce projet, vous pouvez contacter :
Angie GAUDION
Collectif du Collectif des Hébergeurs Alternatifs Transparents Ouverts Neutres et Solidaires
contact@chatons.org
06.67.39.92.91

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Revue de presse de l'April pour la semaine 18 de l'année 2020

mar, 05/05/2020 - 11:24

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

[Numerama] Le confinement pousse l'Éducation nationale à regarder vers le logiciel libre

✍ Julien Lausson, le jeudi 30 avril 2020.

C'est l'un des effets inattendus de la crise sanitaire. Alors que le confinement dure depuis six semaines, le ministère de l'Éducation nationale explore l'utilisation de logiciels libres pour aider son personnel.

[Reseaux-Telecoms.net] Comment valoriser les services de logiciels libres basés sur le cloud

✍ David Linthicum, le mercredi 29 avril 2020.

Alors que l'usage de l'open source s'est banalisé dans l'entreprise, aussi bien dans le cloud que sur site, celles-ci ne savent plus trop comment valoriser leur IT dans le cloud.

[LeMagIT] Les nouvelles attaques contre le logiciel libre

✍ Thierry Carrez, le mercredi 29 avril 2020.

Le logiciel libre est à nouveau attaqué. Ses adversaires cherchent à le redéfinir à leur profit, notamment à grand renfort de licences restrictives. Ils disposent de beaucoup de moyens. Une communication claire, forte et coordonnée du monde du libre est nécessaire pour le préserver.

[The Conversation] Les fab labs apportent des solutions concrètes et locales à la crise du Covid-19

✍ Kevin Lhoste, le mardi 28 avril 2020.

Les fab lab sont équipés pour concevoir de nouvelles technologies et les prototyper rapidement – en attendant le passage à l'échelle industrielle, ils équipent soignants et patients.

[NotreTemps.com] Virus: organisations de défense des droits et avocats alertent sur le traçage numérique

Le mardi 28 avril 2020.

Le projet controversé de traçage numérique, envisagé par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de coronavirus après le confinement, représente une atteinte à la vie privée et aux libertés, alertent mardi des organisations de défense des droits, syndicats et avocats.

Et aussi:

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Linutop OS, disponible pour Le Raspberry Pi 4

mar, 05/05/2020 - 08:05

Linutop OS est une distribution conçue pour simplifier l’usage en entreprise du Raspberry Pi et permet notamment de configurer rapidement un affichage dynamique ou un kiosk. Elle s’appuie sur la version Raspbian Buster avec l’environnement graphique XFCE.

Le Raspberry Pi 4 est la dernière génération des Raspberry Pi. À cette occasion la fondation Raspberry Pi a fait migrer le système Raspbian vers la version Buster.

Profitant de cette innovation, nous avons décidé de faire « le grand saut », Linutop OS est basé sur XFCE, sa rapidité est indispensable pour garder une compatibilité avec les générations précédentes de Raspberry Pi 1, 2, 3, 4 B B+ A A+.

Cette migration faisait apparaître quelques surprises… mais après quelques tests et améliorations, notre version Buster est prête !

Les nouveautés :

  • Chromium remplace Epiphany, la puissance du Raspberry Pi 4 permet de s'en accommoder plus facilement. Chromium est aussi intéressant pour son mode kiosk plein écran ;
  • VLC : bravo à VLC qui prend maintenant en charge l’accélération graphique des Raspberry Pi ;
  • Linutop Kiosk : notre logiciel d’affichage et de kiosk à été mis à jour aussi avec la prise en charge optionnelle de Chromium ou webkit pour l’affichage de page web, pour les vidéos au choix VLC ou OMXplayer ;
  • possibilité de mettre à jour le contenu par clef USB automatiquement, ce qui est pratique pour les écrans d’accueil offline ;
  • le player est compatible avec les panneaux LED de toutes résolutions avec étirement automatique des medias, cette caractéristique permet de prendre en charge les très grands écrans ;
  • formats d’affichage pris en charges : photo, vidéos, PDF, HTML et TXT.

Linutop OS free pour Raspberry Pi est disponible aux formats : NOOBS ou IMG pour SD.

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Sortie d’Inkscape 1.0

mar, 05/05/2020 - 07:30

Inkscape n’avait pas eu de mise à jour importante depuis bien longtemps et cette nouvelle version était donc très attendue. Elle est numérotée 1.0, ça n’était pas obligé, mais ce n’est pas un mal de le faire non plus. Et cette attente n’a pas été inutile, car les nouveautés sont nombreuses, comme en témoigne la longueur des notes de publication, et les améliorations non moindres. Voici une petite sélection.

Thème personnalisable

Inkscape prend maintenant plus facilement en charge les thèmes. Certains apprécieront notamment de pouvoir utiliser le thème sombre. Inkscape permet en plus la personnalisation simple du jeu d’icônes et des couleurs de ces icônes. L’utilisateur, comme auparavant, peut toujours créer et personnaliser le thème à souhait en modifier les fichiers du thème.

Canevas et affichage

La surface de travail (canevas ou canvas) peut maintenant être tournée, ce qui sera pratique pour les illustrateurs voulant dessiner dans Inkscape. Les coordonnées d’origine peuvent aussi être placées en haut à gauche ce qui pourra faciliter l’utilisation de valeurs chiffrées dans les positionnements, valeurs qui peuvent maintenant simplement être changées à l’aide d’un Ctrl + molette. Ce changement rend aussi Inkscape plus proche des habitudes des autres logiciels de graphisme.
On appréciera aussi le mode d’affichage divisé (split‑view) pour les démos, ou encore l’affichage « Traits fins » qui permet de retrouver plus facilement les chemins invisibles, utile en particulier en fabrication numérique pour supprimer tous les éléments qui fausseraient une exportation de couche.

Dessiner dans Inkscape 1.0

Un des plus gros changements du point de vue dessin est certainement la possibilité d’utiliser dynamiquement la pression d’une tablette. Cela rend la création d’illustrations particulièrement efficace et agréable. C’était déjà possible auparavant, mais l’ergonomie améliorée met cette possibilité à la portée de tous et profite en même temps des améliorations de PowerStroke (qui fait varier l’épaisseur des lignes).

Pour les dessins qui ont besoin de rigueur, il sera possible d’utiliser les outils d’alignement directement sur le canevas. Dans la plupart des cas, le recours à la fenêtre sera donc inutile, ce qui va accélérer la productivité.

Beaucoup de changements du côté du texte : gestion des fontes variables, prise en charge partielle des inclusions SVG en OpenType permettant d’utiliser des fontes multicolores. Ces apports sont tout simplement énormes, à la fois pour les typographes, mais aussi pour les utilisateurs qui voient les possibilités créatives multipliées.

On observera les ajouts habituels d’effets de chemin et d’extensions, en particulier :

  • l’effet booléen dynamique ;
  • l’effet miroir dynamique ;
  • pointillés dynamiques ;
  • du côté des extensions, le passage à Python 3 avec une réécriture de toutes ces dernières, les auteurs d’extensions externes sont invités à le faire également — on notera l’ajout d’Interactive Mockup, qui permet de rendre interactifs des éléments de la page pour simuler des liens bien utiles autant dans les créations Web que dans des applications.

La prochaine version laisse déjà entrevoir d’autres grandes nouveautés. Restez donc à l’écoute.

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BleachBit 4.0 est disponible

lun, 04/05/2020 - 19:19

Amateurs de protection de la vie privée, d'optimisation d’espace disque et nettoyeurs compulsifs, réjouissez-vous ! L’auteur de BleachBit a sorti sa version 4.0 le 19 avril dernier.
Un an et un mois après la sortie de la 2.2 abordée dans nos colonnes, faisons le point sur les nouveautés de cette version et des versions intermédiaires 3.0 et 3.2 sorties entre-temps.

Disponible depuis 2008, initialement sous GNU/Linux, BleachBit est désormais multi‐plate-forme : Windows, mais aussi Blackberry et macOS en ligne de commande cependant pour ce dernier. Rappelons que BleachBit est principalement un utilitaire de nettoyage de disque et, dans une certaine mesure (effet de bord de sa principale fonctionnalité), de protection de la vie privée et d’optimisation. Nous vous renvoyons la dépêche d’annonce de la version 2.2 pour une description détaillée des fonctionnalités ainsi que la page dédiée sur le site web de l’application.

Nouveautés Migrations techniques

Le principal changement se situe « sous le capot », à savoir la bascule de Python 2 vers Python 3 comme annoncé l’année passée. Avec la fin du support de Python 2.7 et son abandon par des distributions majeures comme Ubuntu, cela devenait indispensable. On notera aussi la montée de version de GTK+2 vers GTK3 à l’occasion de la version 3.2 de BleachBit.

Nouveautés remarquables

Parmi les nouveautés, notons :

  • De nouveaux nettoyeurs sont apparus, parmi lesquels Discord, le gestionnaire de paquet DNF, les fichiers swap de VIM, etc.
  • La mise en place de leurres (chaff en anglais), permettant de noyer des fichiers privés dans de multiples autres sans aucun intérêt (mais cela ne remplace pas le chiffrage) ;
  • Une interface proposant désormais du texte en plus des icônes, un mode sombre, et un look Windows 10 pour ceux qui utilisent ce système d'exploitation.
Améliorations
  • Grosses améliorations côté navigateurs, sans faire de jaloux : Firefox, Opera, Chrome et une partie de ses dérivés. Plus de contenus nettoyable plus rapidement. On notera aussi la prise en compte de Microsoft Edge via Winapp2.ini ;
  • Beaucoup d’autres logiciels ont vu des améliorations au fur et à mesure des versions : VLC, gPodder, aMule, FileZilla, Midnight Commander, Vuze, etc.
  • Côté interface, quelques corrections d’irritants comme la fenêtre de notification quand le nettoyage est terminé et la réactivité de la fenêtre principale quand le nettoyage est en cours ;
  • Et plein d’autres corrections de bugs. Nous laissons le soin au lecteur de consulter le notes de version disponibles en lien ci-dessous.
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Les travaux de Marijn Haverbeke

lun, 04/05/2020 - 15:50

Marijn Haverbeke est un développeur que j'apprécie beaucoup. Ses projets sont pour la plupart écrits en JavaScript, langage que j'apprécie habituellement que moyennement, mais la qualité de son code le rend plaisant à lire. Et c'est toujours très bien documenté ! Comme ses travaux n'ont pas encore eu beaucoup d'échos sur LinuxFr.org, je me propose de vous les présenter.

Commençons par Eloquent JavaScript. C'est un ouvrage, dont la version en ligne est gratuite, qui enseigne le JavaScript. Il est régulièrement cité comme étant ce qui se fait de mieux pour les débutants qui veulent apprendre le JS.

ProseMirror est une boîte à outils pour construire des éditeurs web de texte riche. En particulier, il inclut les fondations permettant de faire de l'édition collaborative. J'ai découvert ce projet lors du développement de cozy-notes (cf la dépêche des nouvelles de Cozy) et j'ai été impressionné par la qualité : les concepts de base sont bien expliqués, le code est modulaire et bien organisé, on sent une grande maîtrise du sujet, aussi bien sur les manipulations du DOM dans le navigateur que sur les aspects algorithmique pour l'intégration automatique des changements lors de l'édition collaborative.

CodeMirror est le pendant de ProseMirror pour le code : c'est un éditeur de code en ligne, avec coloration syntaxique, thèmes, auto-complétion, recherche, intégration d'outils de lint, etc. Il est utilisé par les devtools de votre navigateur et par beaucoup d'autres projets.

En parlant de CodeMirror, la version actuelle est la 5 et la version 6, en cours de développement, sera une réécriture complète. Parmi les nouveautés, il y aura une meilleure accessibilité, une prise en charge améliorée des touchscreens et une meilleure analyse du contenu. Pour cela, le projet Lezer a été développé. C'est un outil pour écrire des parsers.

Vous vous souvenez peut-être de Lex et Yacc. Là, c'est la même chose mais avec des objectifs liés à CodeMirror : déjà, le parser va être en JavaScript. Ensuite, on charge à minimiser le poids à télécharger pour le parser. Le parser doit également être rapide et pouvoir travailler de manière incrémentale. Enfin, il doit être tolérant aux erreurs : si une personne est en train de taper du code dans CodeMirror, ce serait dommage qu'elle ne puisse pas profiter de la coloration syntaxique tant qu'elle n'a pas fini l'instruction ou le bloc en cours.

Lezer permet d'écrire un fichier .grammar qui représente la grammaire à parser, avec des points d'entrées pour brancher du code JavaScript. Tout cela est ensuite transformé en parser JS qui pourra être utilisé dans CodeMirror ou ailleurs. À titre d'exemple, voici à quoi ressemble le fichier .grammar pour décrire la syntaxe JSON :

@top JsonText { value } value { True | False | Null | Number | String | Object | Array } String { string } Object { "{" list<Property>? "}" } Array { "[" list<value>? "]" } Property { PropertyName ":" value } PropertyName { string } @tokens { True { "true" } False { "false" } Null { "null" } Number { '-'? int frac? exp? } int { '0' | $[1-9] std.digit* } frac { '.' std.digit+ } exp { $[eE] $[+\-]? std.digit+ } string { '"' char* '"' } char { $[\u{20}\u{21}\u{23}-\u{5b}\u{5d}-\u{10ffff}] | "\" esc } esc { $["\/bfnrt] | "u" hex hex hex hex } hex { $[0-9a-fA-F] } whitespace { $[ \n\r\t] } } @skip { whitespace } list<item> { item ("," item)* } @detectDelim

Pour finir, si vous appréciez comme moi les travaux de Marijn Haverbeke, vous pouvez financer leur maintenance via un don sur https://marijnhaverbeke.nl/fund/.

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La Piste d’Andor / Andor’s trail 0.7.10 bêta

lun, 04/05/2020 - 10:57

En 2015, j’avais évoqué La Piste d’Andor / Andor’s trail 0.7.1 dans une dépêche : « Andor’s trail (“La Piste d’Andor” dans la traduction française) est un jeu libre (GPL) pour système Android. Il est de type rogue‑like, de l’exploration d’un monde bi‑dimensionnel médiéval fantastique (villes, campagnes, forêts, sous‑terrains, etc.) avec de la résolution de multiples quêtes (dont la quête principale de la recherche d’Andor), de la progression de niveau, des portes, des monstres et des trésors. »

Puis le développement du jeu s’est arrêté, en apparence en tout cas. Il y a eu des péripéties, des changements de contributeurs, une nouvelle clé pour certifier les fichiers APK, et cela a pris un peu de temps pour que la nouvelle version soit accessible dans les dépôts (notamment Google Play et F‑Droid). Mais le développement du jeu a repris son cours.

Les versions parues :

  • février 2014 : 0.7.1 ;
  • décembre 2018 : 0.7.2, puis 0.7.3 ;
  • janvier 2019 : 0.7.4, puis 0.7.5 ;
  • octobre 2019 : 0.7.6 ;
  • novembre 2019 : 0.7.7 ;
  • février 2020 : 0.7.8 ;
  • mars 2020 : 0.7.9 ;
  • avril 2020 : bêta 0.7.10.

Je ne vous redécris pas l’intégralité du jeu (je vous invite à relire la dépêche précédente) mais, histoire de vous motiver, voici quelques chiffres : 497 cartes et 63 quêtes dans la dernière version. Et le jeu fonctionne sur de très vieilles versions d’Android. Précision : la traduction française ne couvre pour l’instant que 60 % des textes (le restant étant en anglais).

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Outil d'analyse de licences FOSSology 3.8.0-rc1

dim, 03/05/2020 - 16:48

FOSSology est un outil libre d’analyse de licences dans les logiciels. Il permet de travailler sur la conformité vis-à-vis des licences libres et Open Source, de lancer des analyses sur les licences, les mentions de copyright, de générer des fichiers SPDX décrivant les licences utilisées, etc. La dernière dépêche à son propose concernait la version 1.2.1, en 2010… Une version 2.0.0 est parue en juin 2012, puis une 3.0.0 en juin 2015, et tout récemment en mars 2020 une version 3.8.0-rc1.

Le code (sous GPLv2) vient initialement de HP. Puis de multiples contributeurs se sont ajoutés, citons notamment IBM, TNG, Siemens, Bloomberg, DataRobot, Data61, OPU, HPE, OBS, IITR, Atos, Orange, Alibaba, etc. ainsi que de multiples passionnés. C’est aussi un projet de la Linux Foundation et un de ses articles résume les 10 premières années du projet.

Le code est du PHP, et nécessite PostgreSQL et Apache httpd (des versions Docker et Vagrant sont aussi disponibles).

Quelques captures d’écran et explications sur les fonctionnalités sont facilement accessibles sur la page du projet, ainsi qu’une foire aux questions les plus fréquentes.

La dernière version 3.8.0-rc1 (38 commits de 10 contributeurs, entreprises comme Siemens, TNG et Orange, ou individus) : une longue liste de corrections, des refactorisations et du nettoyage, et de nouvelles fonctionnalités sur divers aspects (API, rapports, interface utilisateur, etc.). [Note : À l’œil du profane que je suis en FOSSology, cette version semble être un ensemble d’améliorations assez classiques dans la vie d’un projet logiciel, plutôt qu’une version de rupture ou de grands bouleversements, mais je laisse les experts me détromper si c’est le cas.]

Quelques points en vrac :

  • il existe d’autres outils qui produisent du SPDX, voir cette page de spdx.org ;
  • combien de temps avant la 3.8.0 ? Regardons le passé : déjà pour la 3.5.0 et la 3.6.0 il y a eu une rc2 (ça dépend donc du nombre de personnes qui testent et des problèmes qu’elles rencontrent/découvrent ou non). Sinon le délai a été de 11 jours entre 3.5.0rc1 et la 3.5.0, un mois pour la 3.6.0, un mois et demi pour la 3.7.0 ;
  • je n’ai pas trouvé de failles de sécurité/CVE liées à FOSSology, soit que le code soit parfait, soit que personne n’ait suffisamment cherché. Vu qu’il s’agit d’un analyseur de fichiers, on pourrait s’attendre à en trouver comme autour d’autres outils analysant des flux ou des fichiers comme Wireshark ou de file ou de ImageMagick par exemple ;
  • il y a une proposition pour le Google Summer of Code 2020.
  • il existe d’autres outils libres d’analyse autour des licences : scancode (APLv2, Python), licensee (MIT, Gem Ruby), etc.
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Agenda du Libre pour la semaine 19 de l'année 2020

sam, 02/05/2020 - 21:30

N. D. M. : vu le contexte de pandémie de Covid‑19 et les restrictions locales ou nationales (Belgique, France, Québec et Suisse) sur les rassemblements, beaucoup d’événements sont annulés (dès que les organisateurs ont pensé à mettre à jour l’Agenda du Libre ou non). Nous avons donc retiré tous les événements en présentiel. Pour ceux encore concernés par le confinement, « restez chez vous ! » (et profitez‑en pour contribuer à des logiciels libres).

Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 6 événements (France: 6) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire [FR Montpellier] Contribution Wikicheznous - Du jeudi 16 avril 2020 à 00h00 au mercredi 6 mai 2020 à 23h59.

Wikimédia France vous propose de participer en ligne, depuis chez vous, à notre opération de contribution à la connaissance libre #WikiChezNous.

Cabalhérault, Montpel'libre et API : Action of Public Interest vous accompagne dans cette contribution, en vous expliquant comment contribuer à des moments d’échanges en ligne.

Histoire, culture, science, société, linguistique, littérature, photographie… Dans chacun de ces domaines, le mouvement Wikimédia a mis en place de très nombreuses plateformes pour libérer la connaissance et la rendre accessible à toutes et tous.

Comme chacun est invité à rester chez soi pour éviter la propagation du virus, c’est l’occasion pour vous de découvrir ou redécouvrir l’ensemble des projets Wikimédia, ainsi que notre projet de bibliothèque d’enregistrements audio Lingua Libre.

Un concours de contribution multiplateforme

Pour la première fois, Wikimédia France organise un concours de contribution qui se déroule simultanément sur plusieurs projets Wikimédia en plus de Lingua Libre, notre projet d’enregistrements audio libres. Vous pourrez donc non seulement contribuer à Wikipédia, projet phare de l’univers Wikimedia mais aussi à 10 autres plateformes !

Le but :

  • Inciter les contributeurs de Wikipédia à s’investir dans les autres projets hébergés par la Wikimedia Foundation.
  • Valoriser les personnes impliquées dans les projets Wikimédia moins connus, mais indispensables à la mise à disposition libre de toutes les formes de connaissances.
  • Récompenser le travail des bénévoles les plus prolifiques mais aussi des personnes qui profitent de l’événement pour s’y mettre.

Les prix :
Sur chacun des sites Wikimédia nous récompenserons l’internaute qui aura effectué le plus de contributions. Une série de prix reposant sur ces mêmes critères sera dédiée aux nouveaux contributeurs. Ce sont ainsi 22 lauréats, débutants et confirmés que nous saluerons d’un chèque lire d’une valeur de 200 €.

Comment participer :
Rien de plus simple, il vous suffit de vous connecter à notre campagne #WikiChezNous et de partir à l’aventure sur les différentes plateformes de diffusion de la connaissance libre ! Astuce, pour les personnes qui n’ont encore jamais contribué aux projets Wikimédia, vous pouvez vous créer un compte directement via notre page de campagne.

Jeudi 16 avril 2020 à 0h00 au mercredi 6 mail 2020 à 24h00 toute la journée
France

[FR Montpellier] Contribution OpenStreetMap (HérOSM) - Du lundi 27 avril 2020 à 00h00 au dimanche 10 mai 2020 à 23h59.

OpenStreetMap est un projet collaboratif, ce qui signifie que vous aussi, vous pouvez y participer. Pour rejoindre notre communauté, rendez-vous sur le site officiel openstreetmap.org pour créer votre compte. Puis, il suffit de cliquer sur « Modifier » pour commencer à enrichir la carte !

HérOSM, Montpel’libre et API : Action of Public Interest vous accompagnent dans cette contribution, en vous expliquant comment créer un compte et comment contribuer avec des moments d’échanges en ligne.

Comment contribuer ?

Pour vos premières contributions vous pouvez aussi installer un outil un peu plus abouti comme JOSM, qui est un logiciel libre permettant de consulter et de modifier les données cartographiques de la base de données libre OpenStreetMap.

En cette période de confinement, nous vous proposons de participer à des activités utiles. Après les départements de l’Hérault, du Gard, de l’Ardèche, la Haute-Savoie, le Groupe HérOSM vous propose de cartographier l’ensemble des EHPAD de l’Aude et des Bouches-du-Rhône. Si vous voulez aider pour terminer la Drôme, l’Isère, la Haute-Garonne et le Jura en cours.
La liste CrisisMappers se réactive face à la crise du coronavirus.

Les listes des EHPAD 22203_1 et 22203_2.

Annuaire des EHPAD en Languedoc-Roussillon.

Le but de l’action : s’assurer que les lieux très sensibles face au COVID-19 que sont les maisons de retraites et les EHPAD sont bien, et exhaustivement, cartographiés dans OSM. Ces données peuvent en parallèle servir de base à des cartes dynamiques, par exemple sur le risque d’exposition ou les mesures de protection.

Pour vous aider à contribuer, voici quelques exemples de tags que vous pouvez utiliser :
assisted_living : lieu avec des appartements (donc une cuisine en +) séparés avec des services communs (sale de loisir mais parfois aussi
un "resto")
group_home : lieu avec des chambres (avec des services communs pour le
reste)
nursing_home : group_home avec service médical lourd
FR:Key:social_facility

Pour aller plus loin : la page pour comprendre les attributs utilisés pour cartographier les nœuds, chemins et relations.

Pour aller plus loin et suivre les projets du groupe HérOSM :
Le wiki, la page des réunions du groupe ;
La liste de discussions : liste de diffusions ;
La page des événement et rencontres.

Lundi 27 avril 2020 à 0h00 au dimanche 10 mai 2020 à 24h00 toute la journée.
Départements de Aude et des Bouches-du-Rhône

[FR Paris] Émission « Libre à vous ! » - Le mardi 5 mai 2020 de 15h30 à 17h00.

L’émission Libre à vous ! de l’April est diffusée chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio.

Le podcast de l’émission, les podcasts par sujets traités et les références citées sont disponibles dès que possible sur le site consacré à l’émission, quelques jours après l’émission en général.

Les ambitions de l’émission Libre à vous !

La radio Cause commune a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur Internet.

Depuis mai 2018, l’April anime une émission d’explications et d’échanges sur la radio Cause Commune sur les thèmes des libertés informatiques.

Libre à vous ! se veut avant tout une émission d’explications et d’échanges sur les dossiers politiques et juridiques que traite l’April, et sur les actions qu’elle mène.

Pour les libertés informatiques en général, et pour le logiciel libre en particulier.

Libre à vous ! c’est aussi un point sur les actualités du Libre, des personnes invitées aux profils variés, de la musique sous licence libre, des actions de sensibilisation.

Donner à chacun et chacune, de manière simple et accessible, les clefs pour comprendre les enjeux mais aussi proposer des moyens d’action, tel est l’objectif de cette émission hebdomadaire, qui est diffusée en direct chaque mardi du mois de 15 h 30 à 17 h.

L’émission dispose d’un flux RSS compatible avec la baladodiffusion ainsi qu’un salon dédié sur le webchat de la radio (salon #libreavous).

[FR Nantes] Visioconférence Monnaie Libre - Le mardi 5 mai 2020 de 19h30 à 22h00.

Dans le cadre de la transition écologique, la monnaie joue un rôle majeur.
La monnaie libre permet d’éviter l’accumulation, de garantir la valeur et
de privilégier l’humain.
Elle appartient à ses utilisateurs et non pas à une banque.
Elle est créée par les utilisateurs et non par la dette.
Elle participe pleinement à la phase de résilience qui va suivre les
bouleversements économiques majeurs qui s’annoncent.
Elle existe depuis 3 ans et ne nécessite aucun frais d’entrée ou de gestion.
Ce n’est pas une monnaie locale bien qu’elle puisse être utilisée localement.
Elle intègre un dividende universel attribué automatiquement chaque jour.

C’est une autre façon de voir le revenu universel et c’est opérationnel dès aujourd’hui.

À l’issue de la réunion vous aurez toutes les informations pour vous
lancer.

Pour rejoindre la réunion il faut suivre ce lien :Jitsi MonnaieLibreNantes
Pour toutes questions préalable voir forum.monnaie-libre.fr visio-conference-tout-les-mardi-soir

La réunion commence à 19h30, mais on teste les connexions à partir de 19h15. (privilégier le câble)
La présentation dure 20à 30mn et sera suivie de questions réponses.

Quelques vidéos de présentation sur youtube

[FR Paris] Introduction au développement web. - Le samedi 9 mai 2020 de 14h00 à 18h00.

J’anime un webinaire vingtomadaire : Introduction au développement web.

La prochaine séance aura lieu samedi 9 mai, de 14 heures à 18 heures.

Les thèmes disponibles sont les suivants :

Mon premier site web, première partie : le moteur

mon premier site web, seconde partie : la personnalisation

introduction au langage PHP : l’exemple de la création du site web

JavaScript : quelques applications

un élément ubiquitaire, le formulaire (Php, Html, Css, JavaScript)

un objet ubiquitaire, le requêteur

introduction aux Cascading Style Sheets, le langage de style du web

le site à navigation différenciée, ou single-page website

etc.

Si tu prévois de participer samedi 9 mai, sélectionne le thème que tu souhaiterais travailler, sur labo.doobee.fr.

[FR Toulouse] Visioconférence Monnaie Libre - Le samedi 9 mai 2020 de 19h00 à 21h30.

On vous propose une série d’apéro présentation en visioconférence:
La Monnaie Libre & les projets d’Econolibre :

Chaque samedi à partir du 25 avril de 19h à 21h30
(programme du 25 avril au 16 mai - renouvelable - on annoncera la suite)

Publication du thème dans la semaine qui précède :
Le 25 avril, on présentera le spectacle musical « Civilization »
en création par des monnaies libristes.

Rien de spécial à installer, ça se passera via le site web JitSi :
https://meet.jit.si/econolibre

Cela nous permettra de nous réunir, de voir comment nous supportons ce confinement.
De poser des questions sur la monnaie libre et de présenter les nouveaux projets de l’association ECONOLIBRE,
de réfléchir aux projets que nous pouvons faire ensemble,
et de mieux nous connaître.

On décidera des autres dates de réunions-visio en format différent et sur d’autres thèmes.

Détails de l’association sur notre site :
https://econolibre.org

On peut manger pendant les réunions (c’est un apéro).

Un petit TUTO pour expliquer comment utiliser Jitsi :
https://forum.monnaie-libre.fr/t/visioconference-avec-jistsi/10363

La réunion commence à 19h, mais on teste les connexions à partir de 18h50. (privilégier le câble)
(si besoin) Une présentation pour les non monnaie libristes est faite, qui dure moins de 30mn
et sera suivie de questions réponses.

Quelques vidéos de présentation sur notre chaine Youtube : (Econolibre)
https://www.youtube.com/channel/UC9e9jWjY8foLfJp\_6KTIHRQ

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Emmabuntüs DE4 Debian 11 Bullseye débarque en avance grâce à vous !

ven, 01/05/2020 - 18:45

Le Collectif Emmabuntüs est heureux d’annoncer la sortie de la nouvelle Emmabuntüs Debian Édition 4 Alpha 1 (32 et 64 bits) basée sur la Debian 11 Alpha 2 Bullseye et les environnements Xfce/LXQt. Cette nouvelle version sort en avance par rapport à notre feuille de route traditionnelle, à cause de la crise sanitaire du Covid‑19 qui a contraint une partie des membres de notre collectif à rester confinée. Nous avons mis à profit cette pause forcée pour débuter, en avance de neuf mois, le développement de notre nouvelle Emmabuntüs basée sur Debian 11.

Capture d’écran de bienvenue de l’EmmaDE4 Alpha 1 permettant de basculer directement sous LXQt.

Cette distribution a été conçue pour faciliter le reconditionnement des ordinateurs donnés aux associations humanitaires, notamment, à l’origine, aux communautés Emmaüs (d’où son nom). L’objectif est de favoriser la découverte de GNU/Linux par les débutants, de prolonger la durée de vie du matériel, pour finalement limiter le gaspillage lié à la surconsommation de matières premières.

Les objectifs de cette nouvelle version

Cette nouvelle version de notre distribution reprend les bases de l’Emmabuntüs DE3 sous Debian 11 Bullseye, et lui ajoute la prise en charge de l’environnement LXQt à la place de LXDE, avec une installation de base depuis l’image ISO qui ne nécessite pas une étape supplémentaire de post‐installation. Afin d’améliorer l’utilisation sous LXQt, nous avons ajouté le navigateur Internet Falkon, permettant ainsi un fonctionnement du système avec seulement 1 Gio de mémoire vive.

Nous avons profité de cette nouvelle version pour supprimer des logiciels obsolètes, et faire un peu de ménage dans les logiciels les moins utiles et faisant double emploi. Nous avons ajouté quelques petits utilitaires, tels que inxi/inxi-gui, pour améliorer l’entr’aide sur notre forum et d’autres pour faciliter l’utilisation de notre distribution : SMTube, font-manager et mediainfo-gui. Puis, nous avons remplacé Nomacs par gThumb pour permettre la gestion facile des photothèques.

L’ensemble de nos scripts a été amélioré et complété pour permettre l’utilisation en parallèle des deux environnements de bureau Xfce et LXQt .

La vidéo réalisée par notre ami arpinux présente les nouveautés les plus importantes de cette nouvelle EmmaDE4, ainsi que les indémodables et incontournables d’Emmabuntüs.

Le collectif Emmabuntüs tient à remercier chaleureusement l’ensemble des lecteurs de LinuxFr.org qui ont participé aux tests de cette nouvelle version, suite à notre demande d’aide publiée sur LinuxFr.org.

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Pourquoi je suis tombé en amour d’OpenBoard

ven, 01/05/2020 - 18:32

Les tableaux blancs électroniques ? À la base, très peu pour moi. Cela me fait penser à des machins que les communes aiment placer dans leurs écoles primaires pour dire qu’ils sont à la page. Ces objets me semblent être des créatures hybrides entre une projection PowerPoint Impress et un tableau blanc (ou noir) qui réussissent la gageure de garder les défauts de l’un sans acquérir les qualités de l’autre.

Pourtant, en lisant « 6 open source teaching tools for virtual classrooms » sur opensource.com, j’ai été attiré par ce great open source tool (developed with Swiss taxpayer funding). Sans doute le fait que cela se retrouve dans un article sur l’enseignement à distance a aidé. En effet, cela séparait bien le logiciel par rapport à l’horrible objet qu’est un tableau électronique (en tout cas, tel que j’en ai connu).

Dans cette dépêche, j’explique un peu ce que permet OpenBoard, et beaucoup comment et pourquoi je pense l’utiliser. En espérant que ces cas concrets vous aident à comprendre l’intérêt de ce logiciel.

Sommaire Mes premiers contacts

Une des raisons pour lesquelles j’ai approfondi ma découverte d’OpenBoard, c’est que dans la documentation, je suis rapidement tombé sur une vidéo de témoignage d’une prof qui l’utilise. Sans que cela soit révolutionnaire ou extraordinaire, en l’écoutant et en voyant les extraits filmés dans sa classe, pour la première fois, je me suis dit que ce type de logiciel pouvait être à la fois plus qu’un tableau noir et plus qu’une présentation Impress. On a vraiment un outil entre les deux et cela crée des possibilités différentes par rapport aux deux autres outils.

Une documentation simple et plutôt complète

Une chose appréciable, c’est que la documentation est vraiment bien faite. Elle est disponible sous différents formats :

Tout n’est peut‑être pas parfait, mais on a vraiment le nécessaire pour prendre en main facilement le logiciel et bien comprendre ce qu’il permet de faire.

Simple et intuitif

À quelques exceptions près (et encore), il n’y a aucune fonctionnalité étonnante dans ce logiciel. Il n’y a même pas tellement de fonctionnalités présentes et pour la quasi‐totalité, on voit rapidement l’usage qui peut en être fait dans des situations pédagogiques concrètes, elles sont très simples à utiliser. Pas besoin de relire dix fois le manuel pour comprendre comment utiliser l’outil. On peut découvrir beaucoup, simplement en jouant avec le logiciel.

Un truc moins cool

Mon ordinateur tournait sous Ubuntu 18.04. OpenBoard est présent dans les dépôts accessibles avec Logiciel, mais quand je tente de l’installer, il ne se passe rien de bien concret. Sur la page de téléchargement du projet, la version proposée l’est uniquement pour Ubuntu 16.04. Finalement, j’ai trouvé une version expérimentale 1.5.3 (l’avant‐dernière publication) pour Ubuntu 18.04. Le point positif, c’est qu’en passant à Ubuntu 20.04, il semble que je n’ai pas perdu OpenBoard. Remarquons que pour la préversion 1.6.0, le paquet prévu l’est pour Ubuntu 20.04.

Pour les autres distributions, rien n’est a priori prévu. En revanche, il y a aussi des versions Windows et macOS.

Cette difficulté à installer le logiciel sous Linux est évidemment ennuyante. C’est sans doute aussi le signe d’un projet qui n’a pas des moyens humains énormes et qui accepterait certainement de l’aide si cela motivait l’une ou l’autre personne.

Ce qu’il sait faire

En vrac et en désordre, ce que j’ai principalement retenu de ce que savait faire OpenBoard :

  • écrire avec un style, effacer, tirer des droites, écrire, et cela dans différentes couleurs ;
  • travailler sur différentes pages ;
  • il y a un chemin de fer classique, comme dans Impress, pour passer d’une page ou d’un tableau à un(e) autre ;
  • insérer des objets (images, sons, vidéos…) ;
  • dans les objets que l’on peut insérer, il y a une vingtaine d’applications (règle, compas, loupe, calculatrice, spot, compte à rebours…) ;
  • les interactivités sont une sorte d’objet particulier : ce sont des petites animations interactives simples comme un lancer de dés ; pas mal de ces interactivités me semblent plutôt orientées niveau primaire (avec par exemple plusieurs interactivités qui permettent de travailler les calculs simples) ;
  • de nombreux ponts vers Internet sont possibles ; quelques exemples : il y a moyen de chercher depuis OpenBoard des images sur Pixabay, il y a moyen d’insérer un navigateur Internet ou d’insérer OpenStreetMap sur un tableau, on peut aussi utiliser des liens d’intégration (lien embed) ;
  • l’exportation PDF est possible ;
  • une fonction vidéographie (appelée « podcast » dans OpenBoard) est également disponible.
Des usages possibles

Plutôt que d’imaginer plein d’usages possibles pour plein de cas différents, je me limiterai à parler des usages que je vois pour moi. Pour donner le contexte, j’ai une charge de cours à l’université où j’enseigne une introduction à l’économie à un groupe de plus de deux cents inscrits et une bonne centaine de présents. Je devrais a priori utiliser OpenBoard avec une tablette et un vidéoprojecteur.

De la souplesse

Il m’arrive de temps à autre de regretter les contraintes des programmes tels qu’OnlyOffice ou LibreOffice pour faire des présentations. Parfois, il est tellement plus simple de tracer à la main quelques diapositives que l’on en viendrait presque à regretter les transparents et rétroprojecteurs d’antan. Dans ces cas‑là, OpenBoard peut apporter cette souplesse désirée. Je pense que les programmes classiques peuvent faire beaucoup plus qu’OpenBoard. Mais quand OpenBoard permet de faire quelque chose, cela est beaucoup plus simple qu’avec LibreOffice ou OnlyOffice. Je pense par exemple au fait de tracer un schéma à la main ou d’importer un graphique et de l’annoter.

Du dessin et des annotations en direct

Dans mon cas, je pense que cela peut être très utile lorsque l’on travaille sur des graphiques avec des déplacements de courbes. Mon intuition est que dessiner les déplacements des courbes accroche plus l’attention des étudiants que de passer d’une diapositive à l’autre avec un déplacement de courbe entre les deux.

Autre situation où cela me sera utile, c’est quand je sonde les étudiants sur leurs a priori avant d’introduire une matière. J’ai l’habitude de noter toutes leurs idées sur le tableau noir.

Dans ces utilisations d’OpenBoard, je vois les avantages suivants par rapport au tableau noir :

  • pas besoin d’effacer, cela peut paraître anecdotique mais cela permet de mieux garder le contrôle sur le temps, sur le déroulement du cours ;
  • quand il y a une situation de base bien connue, qu’il n’y a pas d’intérêt de redessiner en direct, mais qui est nécessaire pour votre propos (par exemple les axes x et y d’un graphe), cette base peut déjà être présente et vous pouvez vous concentrer sur ce qui est réellement le sujet — de nouveau cela permet de mieux gérer le tempo du cours ;
  • une exportation en PDF a posteriori est possible et peut être diffusée ultérieurement aux étudiants, assurément quelque chose d’apprécié par les apprenants — cela permet aussi dans les cas de « brainstorming » à garder l’attention des étudiants pour ce qui se dit, et qu’ils ne soient pas dans le stress de noter tout ce que le prof indique au tableau.
Un déroulé de cours possible

Pour donner une idée encore plus concrète, voici ce que j’imagine quand on aborde la statique comparative en concurrence parfaite. Sans OpenBoard, pour ce cours, je sauterais de fenêtre en fenêtre pendant la séance.

  1. On débute par un rappel des déterminants de l’offre et de la demande, suivi d’une introduction de ce qu’est la statique comparative de manière un peu abstraite. J’imagine cette première partie avec des diapos « normales » qui peuvent sans souci être importées dans OpenBoard. Pendant le cours, j’envisage d’éventuellement faire usage des annotations en direct pour guider l’attention des étudiants sur certains points.
  2. Ensuite, petit test formatif de compréhension avec un télévoteur en ligne (qui, de nouveau, peut facilement être intégré dans OpenBoard). Comme télévoteur en ligne, nous utilisons Wooclap (très bien mais pas libre du tout, vous connaissez des alternatives libres ?).
  3. On continue par un exemple de statique comparative par le professeur. Là, on utiliserait à plein la possibilité de tracer en direct les graphiques.
  4. On termine par un exercice de statique comparative réalisé par les étudiants. Malgré le relativement grand groupe, je fais faire en auditoire des exercices. Dans ce cas‑ci, cela prendrait sans doute la forme suivante. Dans un premier temps, les étudiants réalisent l’exercice. Ensuite, ils échangent leur feuille avec leur voisin qui corrige leur exercice. Finalement, il y a un temps d’échange deux par deux sur l’exercice. Ces trois phases se font dans un cadre temporel précis et le compte à rebours présent dans les applications disponibles dans OpenBoard prend alors tout son sens.
Vidéographie

Comme mon cours est en partie en classe inversée, je fournis pas mal de matière sous forme de vidéos variées, dont des vidéographies (screencasts). Le fait qu’OpenBoard permette d’en réaliser sera très appréciable pour moi dans cette perspective. Avantage d’OpenBoard par rapport à mes autres options de capture vidéo de l’écran ? De nouveau, cette capacité d’annoter et de dessiner facilement, associée à la possibilité d’avoir d’autres objets dans la présentation.

En conclusion

OpenBoard peut‑il être utile hors enseignement ? Oui, assurément. Mais clairement, certaines de ses fonctionnalités seront inutiles parce que vraiment orientées enseignement. Plus ennuyeux, il y aura certainement des fonctionnalités manquantes. Par exemple, dans un contexte pro, pouvoir travailler en ligne de manière collaborative serait sans doute une fonctionnalité intéressante.

Vous pouvez me dire : « Bravo, tu viens de comprendre l’intérêt d’un tableau interactif ! » C’est vrai, cette dépêche parle autant de cela que d’OpenBoard.

Néanmoins, je pense qu’OpenBoard a des qualités propres :

  • il est intuitif et très simple d’utilisation, ce n’est pas une usine à gaz avec plein de trucs que personne n’utilise jamais ;
  • malgré cette simplicité, OpenBoard est complet par rapport à son rôle ; en préparant cette dépêche, j’ai pas mal réfléchi sur ce que je pourrais en faire et je ne me suis jamais dit : oh, c’est dommage qu’il ne sache pas faire ceci ou cela.
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Installer BorgBackup sur un NAS

jeu, 30/04/2020 - 19:58

Borg est un outil de sauvegardes pour les systèmes Unix/Linux, écrit en Python et activement développé (Borg est un fork d’Attic qui n’évolue plus). Borg cherche à fournir une solution efficace et sécurisée : la déduplication et la compression des blocs de données réduisent la place occupée par la sauvegarde, et le chiffrement protège et authentifie les données. La restauration est réalisable facilement et ne nécessite pas d’avoir les droits administrateur (montage de la sauvegarde par un utilisateur via FUSE).

Cet article est une présentation de Borg autour d’un cas pratique. Il explique pas-à-pas comment installer et configurer le logiciel Borg sur un NAS pour effectuer des sauvegardes en mode client-serveur via SSH. L’exemple donné se base sur un NAS Synology, mais est facilement transposable à n’importe quel autre serveur de stockage réseau.

Sommaire Introduction

Inutile d’insister sur l’importance de réaliser des sauvegardes : que ce soit pour se prémunir de la perte accidentelle de fichiers (destruction, écrasement), d’acte de malveillance (rançongiciel) ou plus pragmatiquement pour retrouver une ancienne version d’un document. Comme le dit l’adage : « il y a deux types d’utilisateurs : ceux qui ont déjà perdu des données, et ceux qui vont en perdre ».

Le cas de figure typique auquel répond ce tutoriel est vaste : offrir pour soi-même, mais aussi pour des amis ou la famille un espace de stockage permettant une sauvegarde régulière et sécurisée d’un ordinateur quelconque. On sauvegarde un répertoire, un point de montage ou tout un disque. En effet, la démocratisation de la fibre permet de mettre à disposition une telle ressource et par conséquent de réaliser des sauvegardes hors site (ce qui protège contre le vol ou les incendies…) en passant par Internet, sans que ça prenne des heures.

Dans mon cas, j’ai pu réaliser une sauvegarde initiale d’un dossier de 7 Go en moins de quatre minutes (une fois les données compressées et dédupliquées il n’y avait plus que 4,73 Go), sachant que les sauvegardes suivantes du même répertoire ne prennent généralement que trente secondes (350 Mo dédupliqués).

Au niveau local, le client Borg suffit pour déposer les sauvegardes à travers un serveur de fichiers réseau tels que CIFS ou NFS, mais dès que l’on veut le faire sur une machine hors réseau local, on est obligé de passer par le protocole SSH, par exemple en SSHFS ou encore SFTP.
Une bien meilleure approche consiste à utiliser BorgBackup à travers SSH en installant la partie serveur sur une machine distante ce qui offre l’avantage d’avoir un contrôle plus fin à travers les options de borg serve : gestion des quotas, mode en écriture seule (--append-only) interdisant les destructions/prune des anciennes sauvegardes, restriction à un dépôt unique ou à un répertoire, et plus généralement le fait que l’on n’a pas besoin de mettre à disposition un accès complet à un partage comme on le ferait via SSHFS.

Un autre bénéfice du mode client/server, c’est de permettre une opération de vérification de l’intégrité des sauvegardes (borg check) directement par le serveur, ce qui évite un fort trafic réseau si la vérification des blocs de données chiffrés devait se faire par le client qui est le seul connaître la clé de chiffrement des données.

Il faut cependant avoir à l’esprit que les performances sont moindres lorsque l’on utilise le protocole SSH (66 % en moyenne d’après un test avec borg benchmark par rapport à un montage NFSv4).

Les avantages de BorgBackup sont multiples :

  • les sauvegardes sont sécurisées en ce sens où les données sont authentifiées et chiffrées (on peut se permettre de stocker ses sauvegardes chez un hébergeur en qui on n’a pas nécessairement confiance, une personne qui accéderait aux fichiers sauvegardés ne pourra rien en faire dès lors qu’on a choisi un mot de passe solide) ;
  • la sauvegarde à travers le réseau utilise le protocole SSH, lui aussi réputé comme étant très sûr et sécurisé en plus d’être largement répandu ;
  • la place prise par la sauvegarde est optimisée : les données sont compressées (si on le désire) avec un algorithme plus ou moins efficace selon qu’on privilégie la rapidité de la compression sur le gain de place — pour autant que les données le permettent. Pour les blocs de données identiques, une déduplication va se faire ce qui permet encore un gain de place, mais surtout lors de sauvegardes régulières qui sont de facto incrémentales.
Installation et configuration

Le but de ce tutoriel est d’installer le serveur de Borg sur un NAS Synology afin d’y déposer des sauvegardes depuis Internet ou le réseau local. Il faut bien sûr posséder un serveur de stockage (NAS) sur lequel on a les droits administrateur et le NAS doit être accessible en SSH.

Dans l’explication qui suit, on fait référence à deux machines :

  • NAS : c’est le serveur de stockage qui va héberger toutes les sauvegardes ;
  • Client : c’est une machine à partir de laquelle on va effectuer les sauvegardes. Ça peut être un ordinateur sous Linux, FreeBSD ou encore sous Mac OS X (voir les différentes façons de l’installer).
Installation sur NAS

Pour cet article, on utilise un NAS Synology. Il faut activer les paquets « Communauté » (section Community) depuis le centre de paquet, pour ensuite installer le paquet Borg ce qui permet d’avoir le binaire du serveur qui tourne sur le NAS. Enfin, il faut créer un compte et un groupe dédiés pour faire tourner la partie serveur de Borg (par exemple borg-backup). Il faut aussi créer un répertoire NetBackup pour les sauvegardes, auquel on donne à l’utilisateur et au groupe dédiés un accès total (lecture/écriture).

Afin de pouvoir se connecter via SSH sur ce compte, il est nécessaire sur un NAS Synology de l’affecter au groupe « administrators » :

Après tout cela, on se connecte au compte nouvellement créé sur le serveur de stockage et on s’assure que Borg est bien installé (on notera que contrairement aux paquets fournis par l’éditeur, les paquets « Communautaires » (SynoCommunity) sont installés dans /usr/local/bin au lieu de /usr/bin) :

borg-backup@nas:~$ which borg /usr/local/bin/borg Installation sur Client

Borg est disponible pour la plupart des distributions et sur les divers BSD. Faites cependant attention d'utiliser la même version côté Client et côté NAS. Au besoin, téléchargez des binaires prêts à l'emploi ou bien installez via pip.

Créer une clé SSH sur Client

On va avoir besoin de créer une clé SSH depuis un compte root si on a besoin de sauvegarder des fichiers nécessitants des droits administrateur, ou bien depuis un compte utilisateur standard si c’est seulement son propre compte que l’on veut sauvegarder.

Prenons le cas où c’est l’utilisateur root qui fait une sauvegarde de plusieurs répertoires comme /etc et /home. On génère la clé SSH (on part du principe que le répertoire /root/.ssh existe sinon il faut le créer et positionner les droits à 0700) :

ssh-keygen -t ed25519 -f ~/.ssh/id_borg-backup

La commande ci-dessus a pour effet de créer une clé publique et privée spécifique avec l’algorithme ed25519 permettant de se connecter au serveur de stockage. Si votre NAS ne gère pas l’Ed25519, vous pouvez choisir n’importe quel autre type de clé (RSA, ECDSA), la sécurisation de la session ssh n’étant pas cruciale du fait que Borg gère l’authentification et le chiffrement des sauvegardes.

Voici la configuration que j’ai dû rajouter pour que l’utilisateur root depuis la machine Client puisse accéder au serveur de stockage NAS (nas.local) avec la clé nouvellement créée :

client:~# cat ~/.ssh/config Host nas.local User borg-backup IdentityFile ~/.ssh/id_borg-backup # on fait tourner ssh sur un port différent Port 2222 # on gagne un peu de performances en désactivant la compression Compression no # https://borgbackup.readthedocs.io/en/stable/usage/serve.html ServerAliveInterval 10 ServerAliveCountMax 30

Comme on a spécifié le nom du compte à utiliser et le port dans le fichier de configuration SSH, l’URL du dépôt s’écrit nas.local:/chemin/vers/le/dépôt. Si on préfère spécifier les paramètres de connexion dans l’URL, on écrit : borg-backup@nas.local:2222/chemin/vers/le/dépôt.

Il ne reste plus qu’à copier la clé publique de l’utilisateur root sur le serveur :

client:~# ssh-copy-id -i ~/.ssh/id_borg-backup.pub nas.local

Une fois la clé copiée, il est possible de se connecter sans avoir besoin de taper le mot de passe.

Mise en œuvre sur NAS : configurer ssh en mode restreint

Le chemin d’accès à Borg est /usr/local/bin sur NAS alors que le binaire se trouve généralement sous /usr/bin. En se connectant via un accès SSH non restreint, le client borg va tenter de lancer un borg serve avec un chemin d’accès différent ce qui va renvoyer l’erreur suivante :
Remote: sh: borg: command not found Connection closed by remote host. Is borg working on the server?

Plutôt que de chercher à avoir deux chemins d’accès identiques (certains sites vont proposer de contourner le problème en créant un lien symbolique), la bonne pratique est de spécifier le paramètre command du côté serveur dans le fichier authorized_keys, ce qui aura comme avantage supplémentaire de limiter la session ssh à la partie serveur (RPC) de Borg.

Se connecter en tant que borg-backup pour configurer le côté serveur / en écoute d’OpenSSH sur laquelle le client va se connecter.

borg-backup@nas:~$ mkdir .ssh borg-backup@nas:~$ chmod 700 .ssh borg-backup@nas:~$ vi ~/.ssh/authorized_keys

si la clé publique (~/.ssh/id_borg-backup.pub) n’est pas déjà présente, il faut la rajouter ; la clé doit ressembler à :

ssh-ed25519 AAAAC3Nza...P0S27t root@client

(il faut bien sûr copier la clé publique générée depuis le poste client)

Dernière étape, sécuriser les accès SSH de l’utilisateur root (sur Client) en leur restreignant les accès sur le serveur de stockage. Cette opération a pour objectif que les utilisateurs effectuant les sauvegardes et ayant un compte sur nas.local puissent uniquement faire des sauvegardes Borg à travers leur accès SSH.

Voici à quoi ressemble le fichier authorized_keys une fois les modifications effectuées :

borg-backup@nas:~$ cat .ssh/authorized_keys ssh-ed25519 AAAAC3Nza...BW09/R7Bm cyril@client command="/usr/local/bin/borg serve --restrict-to-path /volume1/NetBackup/chezmoi/",no-port-forwarding,no-X11-forwarding,no-agent-forwarding,no-pty,no-user-rc ssh-ed25519 AAAAC3Nza...P0S27t root@client command="/usr/local/bin/borg serve --restrict-to-repository /volume1/NetBackup/copain/ --storage-quota 128G",no-port-forwarding,no-X11-forwarding,no-agent-forwarding,no-pty,no-user-rc ssh-ed25519 AAAAC3Nza...SRW55E user@client2

Quelques explications s’imposent :

  • la première ligne, qui contient uniquement la clé cyril@client, permet de se connecter sur le NAS depuis un compte utilisateur pour effectuer la configuration ;
  • la partie command="..." que l’on rajoute sur les deux lignes suivantes permet de limiter la session ssh à une commande borg serve qui interagira avec la partie cliente lancée depuis les postes à sauvegarder ;
  • les options de restriction SSH après la commande : no-port-forwarding,no-X11-forwarding,no-agent-forwarding,no-pty,no-user-rc sont pour éviter des redirections de ports/X11 ou d’agent au sein de la session ssh (normalement on n’a pas tout ça sur le serveur de stockage, mais c’est une bonne pratique de sécurité de limiter les fonctionnalités d’OpenSSH à uniquement la communication client/serveur du logiciel Borg) ;
  • il faut indiquer le chemin complet pour la commande borg serve ;
  • l’option --restrict-to-path permet à l’utilisateur root sur Client de créer plusieurs sauvegardes sous le dépôt qui lui est attribué, tandis que --restrict-to-repository limite l’utilisateur user@client2 à ne pouvoir faire la sauvegarde que dans le dépôt/répertoire spécifié et pas les sous-répertoires ;
  • l’option --storage-quota impose un quota disque (c’est aussi possible d’avoir une limitation à l’initialisation, mais vu que c’est l’utilisateur distant qui effectue la création du dépôt, c’est plus sûr de le forcer sur le serveur de stockage).

N.B. Il y avait un bug, corrigé avec la version 1.1.8 (la version installée par défaut sur Synology et QNAP à l’heure où ces lignes sont écrites est la 1.1.7), qui permettait à un client de contourner le quota supposé être imposé par le serveur.

Mise en oeuvre sur Client

On stocke le mot de passe en clair dans le fichier ~/.borg/passphrase …

umask 077 mkdir ~/.borg vi ~/.borg/passphrase [création d’une clé secrète si possible de façon totalement aléatoire]

… puis on définit une variable d’environnement pour ne pas avoir à retaper le mot de passe :

export BORG_PASSPHRASE="`cat ~/.borg/passphrase`"

Afin de pouvoir accéder et déchiffrer les sauvegardes sur le serveur, il faut s’assurer de copier la clé (mot de passe Borg) autre part que sur l’ordinateur qui déclenche les sauvegardes en cas de perte ou dysfonctionnement de ce dernier (la copier dans un endroit sécurisé).

On initialise avec le mode repokey-blake2 qui permet d’avoir une sauvegarde chiffrée et authentifiée avec AES :

borg init --encryption=repokey-blake2 'nas.local:/volume1/NetBackup/chezmoi/{hostname}'

et pour vérifier que le dépôt est créé :

borg info 'nas.local:/volume1/NetBackup/chezmoi/{hostname}'

Cas d'un Client distant

Lorsque l’on fait une sauvegarde depuis Internet, à moins de rajouter une entrée dans le fichier /etc/hosts, on ne peut pas utiliser nas.local car c’est le nom complet (FQDN) de la machine qui héberge le dépôt qui doit être utilisé.

Petit mémo :

  • refaire la configuration client SSH ;
  • régénérer la clé depuis le compte user ;
  • la copier sur NAS comme précédemment ;
  • ne pas oublier de changer le fichier ~/.ssh/config sur NAS ;
  • initialiser borg init --encryption=repokey-blake2 'nas.example.com:/volume1/NetBackup/chezmoi/{hostname}'
Exemples

Voici un exemple de script qui sauvegarde régulièrement les répertoires /etc, /var et /home :

#!/usr/bin/env bash set -e LOG_PATH=/var/log/borg-backup.log export BORG_PASSPHRASE="`cat ~root/.borg/passphrase`" BORG_REPOSITORY="nas.local:/volume1/NetBackup/chezmoi/{hostname}" BORG_ARCHIVE=${BORG_REPOSITORY}::{now:%Y-%m-%d} borg create \ --verbose --stats \ $BORG_ARCHIVE \ /etc /var /home \ --exclude-caches \ --exclude-nodump \ --exclude /home/cyril/tmp --exclude-if-present Trash --exclude-if-present .thumbnails \ --noatime \ >> ${LOG_PATH} 2>&1 # Nettoyage des anciennes sauvegardes # On conserve # - une archive par jour les 7 derniers jours, # - une archive par semaine pour les 6 dernières semaines, # - une archive par mois pour les 8 derniers mois. borg prune --verbose \ $BORG_REPOSITORY \ --keep-daily=7 \ --keep-weekly=6 \ --keep-monthly=8 \ >> ${LOG_PATH} 2>&1

Il ne vous reste plus qu’à lancer vos sauvegardes régulièrement en copiant le script dans le répertoire /etc/cron.daily/, et attendre d’en avoir besoin tout en ayant pris soin de les avoir testés pour s’assurer que l’on est en mesure de récupérer les données depuis un nouvel ordinateur (copiez la clé dans un endroit sûr ! ;-).

La récupération peut se faire depuis n’importe quelle machine y compris depuis un compte utilisateur normal pourvu qu’il possède ces deux éléments :

  • une clé SSH permettant de se connecter au NAS (au processus borg serve)
  • la clé de chiffrement (ici repokey-blake2) pour s’authentifier et déchiffrer les données sauvegardées

Si les deux conditions sont réunies, voici comment on peut monter un dépôt Borg distant sur un répertoire quelconque :

$ export BORG_PASSPHRASE="`cat ~/.borg/passphrase`" $ borg list nas.local:/volume1/NetBackup/chezmoi/client | tail -n 2 2020-04-16 Thu, 2020-04-16 06:58:43 [2f3824...f6e] 2020-04-17 Fri, 2020-04-17 07:39:03 [ed3b98...c79] $ mkdir /tmp/localborg/ $ borg mount nas.local:/volume1/NetBackup/chezmoi/client::2020-04-16 /tmp/localborg $ cat /tmp/localborg/etc/issue.net Debian GNU/Linux bullseye/sid $ umount /tmp/localborg Télécharger ce contenu au format Epub

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Les cahiers du débutant, 3 versions plus tard

mer, 29/04/2020 - 18:38

En 2016, la première version des cahiers du débutant voyait le jour grâce à la collaboration des équipes HandyLinux, Debian-facile et 3hg. Quatre ans et trois versions de Debian documentées plus tard … où en sont les cahiers du débutant ?

Changement d'hébergement, de méthode de construction, de dépôts sources… qu'elle est mouvementée la vie d'un projet Libre :) alors comme beaucoup de choses ont évolué, commençons par, euh, la fin ? ou le début…
Les cahiers du débutant… Kézako ?

« Les cahiers du débutant » est un manuel simplifié francophone de +280 pages pour l’installation et la prise en main d’un système Debian stable « Buster ». Vous trouverez dans ces pages les réponses à vos premières questions sur le système Debian GNU/Linux, son histoire, son obtention, son installation, sa prise en main, sa configuration et son administration. Vous pourrez aller plus loin et obtenir des informations sur la protection de la vie privée, la sauvegarde de vos données ou les différents acteurs du logiciel libre francophone.

Sommaire Sommaire des cahiers du débutant
  1. Debian ? Kézako ?
  2. Initiation simplifiée à l’informatique
  3. L’environnement graphique
  4. Choisir sa Debian
  5. Installer Debian
  6. Démarrage rapide après installation
  7. Configurez votre environnement
  8. Administrez votre système
  9. Sauvegardez vos données
  10. Protégez vos données et votre vie privée
  11. Mémo des commandes de base
  12. Annuaire du libre
  13. Glossaire informatique simplifié
  14. Sources et licence
Le cahier des charges

En 2016, notre objectif principal était de "répondre aux premières questions et situations du débutant en informatique en général et sur Debian GNU/Linux en particulier". Il n'a pas changé car la situation est la même : les documentations traditionnelles (man ton appli) sont toujours aussi difficiles à lire pour un débutant, le cahier de l'administrateur Debian est en version Jessie (Debian 8), et le manuel "Debian Reference" est comment dire… indigeste pour un palais non initié ? :)

Il semble donc que les cahiers du débutant soient toujours d'une certaine utilité :)
ça tombe bien, ils viennent de passer en version Buster, et s'accompagnent de la version anglaise.

Notre objectif est toujours d'aider les (très grands) débutants dans leur découverte de l'univers informatique par le biais de Debian. Je précise "très grands" débutants car les cahiers commencent avec une initiation à l'informatique : découverte et manipulation de la souris et du clavier, découverte des fenêtres, des barres de tâches et des menus… bref, tout ce qui apparaît à l'écran et qui nous semble si familier, à nous qui apprécions ou travaillons dans l'informatique, mais qui relève du surprenant, voire de l'effrayant pour un novice (oui, une pop-up sauvage, ça peut surprendre :) ).

Les nouveautés

Les cahiers du débutant suivent l'évolution de Debian et intègrent les mises à jour des différentes versions. Ainsi, l'arrivée de LXQt dans l'interface d'installation classique a été reportée dans les cahiers et l'environnement léger s'y trouve présenté. De ce fait, l'interface de gestion du réseau "Connman" est lui aussi documenté dans les cahiers, ainsi que la configuration de la connexion automatique via SDDM.

Le choix de Wayland comme moteur principal pour Gnome-Shell et la "mise en quarantaine" de Synaptic ou de "gksu" ont réorganisé les cahiers : les gestionnaires de paquets par bureau ("Logiciels" pour Gnome et "Découvrir" pour KDE) ont été mieux documentés et Synaptic relayé en dernière position dans le chapitre concerné.

La mise à jour générale est bien entendue prise en compte : la nouvelle version des cahiers du débutant intègrent plus de 300 illustrations mises à jour en version "Buster". Les captures d'écran sont toujours réalisées dans un environnement par défaut afin d'aider le débutant à reconnaitre son système et de ne pas se perdre dans de multiples interfaces.

Une version anglaise boostée par Emmabuntüs

La version française des cahiers mise à jour, je n'avais pas trop envie d'y retourner de si tôt vu la masse de travail que cela représente. Mais passant par le collectif Emmabuntüs, Patrick m'invita plus que fortement à traduire cette nouvelle version pour sa distribution et le "reste du monde". Saby43, traducteur des tutoriels Emmabuntüs est venu à la rescousse et c'est grâce à leur énergie et leur travail que cette version so british est en ligne :)

La méthode de construction

Les cahiers du débutant étaient initialement réalisés depuis des sources ODT, puis l'utilisation du wiki collaboratif + export en PDF a permis d'élargir quelque peu les contributions.
Le choix s'est ensuite porté sur une rédaction en Markdown + export grâce à Pandoc afin d'obtenir plusieurs formats de sortie : PDF, ePUB et HTML.
Le format PDF est désormais intégré dans un paquet aux normes Debian (avec un lanceur .desktop pour facilement retrouver les cahiers depuis les menus d'applications). Il est également optimisé en noir et blanc pour proposer une version imprimable légère.
La version HTML est compressée dans une archive permettant la consultation en mode local via une simple page.
Tous ces formats (et les sources) sont librement téléchargeables sur la page principale du projet ainsi que sur le site "archive" de l'auteur.

Retour à l'envoyeur

Parti à la retraite il y a presque deux ans, j'avais laissé mes projets (DFlinux et les cahiers du débutant) à la communauté debian-facile. Le projet d'ISO les a motivés, les cahiers, un peu moins :)
C'est donc avec plaisir et énergie que j'ai retrouvé les cahiers afin d'y pratiquer une refonte globale pour cette mise à jour sur Debian 10 Buster. Les sources de la version française sont hébergées sur le dépôt git debian-facile qui a gentiment dédié un espace pour la présentation de la version en-ligne.
Mais la version anglaise n'a pas vocation à être maintenue ou hébergée par une communauté francophone. C'est donc sur mon serveur que la version anglaise est venue se poser, accompagnée des archives des anciennes versions et d'un miroir de la version en cours : https://lescahiersdudebutant.arpinux.org

Un ancien nom de domaine abandonné

Dans mon périple loin des claviers, j'ai laissé l'ancien site "lescahiersdudebutant.fr" en désuétude… ce qui devait arriver arriva, un autre est venu s'y loger. navré pour le désagrément.

Quelques captures

Les cahiers du débutant sont richement illustrés et tentent de proposer les outils graphiques et les outils en ligne de commande afin d'aider les novices à se familiariser avec le terminal… ou de continuer à cliquer ;)

Les cahiers et l'initiation; Explications sur la sélection et le copier-coller

La présentation du terminal

La présentation des environnements graphiques, ici avec KDE

Administrer ses applications en ligne de commande ou avec la souris

Licence

Comment parler d'un projet libre sans évoquer sa distribution… Les précédentes versions des cahiers étaient publiées sous GPL, peu adaptée à la documentation. Cette nouvelle édition est publiée sous licence libre WTFPLv2 … licence explicite s'il en est :)

L'avenir des cahiers du débutant

Tant qu'il y aura des débutants … :D

J'espère pouvoir contribuer aux cahiers aussi longtemps que possible, améliorer encore la pédagogie et les informations délivrées, optimiser les différents rendus PDF ePUB et HTML pour faciliter la lecture, et donc, l'apprentissage, et surtout, monter une équipe stable de traducteurs pour diffuser les cahiers dans d'autres pays, comme Debian, mais avec la souris à côté ;)

Prochaine mise à jour : en juillet après la sortie de Debian 10.4 avec une amélioration du rendu HTML (thème jour/nuit), la correction de quelques bugs du format ePUB et la remise en ligne des exercices pour la manipulation de la souris et du clavier (spoiler).

Consultez, copiez, partagez, distribuez… à votre santé ! et il en faut en ce moment :)

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Revue de presse de l'April pour la semaine 17 de l'année 2020

mar, 28/04/2020 - 09:00

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

[atlantico] Jitsi, l'appli open source pour échapper aux failles et dangers de Zoom

Le dimanche 26 avril 2020.

Jitsi est un service de visioconférence gratuit et open source, lancé en 2013. Il rencontre un franc succès alors que l'application Zoom a été récemment confrontée à des difficultés liées à des piratages et sur la gestion des données personnelles.

Voir aussi:

[Le Figaro.fr] Mobilisation générale pour développer l'application StopCovid

✍ Elsa Bembaron, le dimanche 26 avril 2020.

Les récents avis rendus par la Cnil, le CNNum et le Conseil scientifique ont sonné le top départ pour les équipes de développement d’une application de «contact tracing».

Et aussi:

[francetv info] “On est en pleine guerre informatique”: après le coronavirus, faut-il s'attendre à une autre crise?

✍ Antoine Marquet, le dimanche 26 avril 2020.

La 'guerre' contre le coronavirus Covid-19 met le système de santé et les institutions à l'épreuve et paralyse l'économie. Mais au-delà de la crise sanitaire, doit-on également craindre une crise informatique? Réponses et réflexions, avec des spécialistes.

[FZN] Open Covid Pledge: l'Open Source au service de la lutte contre le Covid-19

✍ Micka, le mercredi 22 avril 2020.

Le monde entier se mobilise pour faire face au Covid-19. De nombreuses initiatives émergent à travers le globe pour aider la population mondiale à lutter contre ce fléau. Il y a quelques jours, le site Motherboard a rapporté l’existence d’un nouveau projet lancé par un groupe de scientifiques, de juristes et d’entrepreneurs venus des quatre coins du monde.

[Siècle Digital] L'UE lance une plateforme de données dédiée au partage d'informations sur le Covid-19

✍ Valentin Cimino, le mardi 21 avril 2020.

La Commission européenne a annoncé le 20 avril qu'une plateforme dédiée au partage des données sur le Covid-19 était disponible.

[cio-online.com] L'Université de Nantes déploie sa bureautique collaborative en ligne en interne (¤)

✍ Bertrand Lemaire, le mardi 21 avril 2020.

Etudiants, enseignants et administratifs de l'Université de Nantes bénéficient désormais d'un service à base de NextCloud et OnlyOffice dans un environnement totalement en logiciels libres. 16 000 comptes et 110 000 partages sont aujourd'hui actifs. L'université finance des améliorations de la plate-forme en vue des prochaines étapes du projet.

[UP' Magazine] Les communs, pour un autre futur du travail (¤)

✍ Grégoire Epitalon, le mardi 21 avril 2020.

«Rien ne sera plus comme avant.» Cette phrase, elle résonne dans le web depuis quelques semaines. Avec le confinement, un raz-de-marée d’interrogations sur le monde de demain déferle sur nos écrans. Et le futur du travail occupe une place centrale dans ce questionnement (ex. ici et là). En fait, ce «rien ne sera plus comme avant» n’est pas tant une question qu’une affirmation. Affirmation où l’on perçoit à la fois un profond malaise et le souhait d’un avenir un peu meilleur. Et si on pouvait construire un autre futur du travail, grâce aux communs?

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Fedora 32 est déconfiné

lun, 27/04/2020 - 17:41

En ce mardi 28 avril, les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d’apprendre la disponibilité de la version Fedora 32.

Fedora est une distribution communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

Fedora garde un rôle central dans le développement de ces nouveautés via le développement en amont. En effet, les développeurs de la distribution contribuent également directement au code d’un certain nombre de logiciels libres contenus dans la distribution, dont le noyau Linux, GNOME, NetworkManager, PackageKit, PulseAudio, X.Org, systemd, la célèbre suite de compilateurs GCC, etc. Cliquez ici pour voir l’ensemble des contributions de Red Hat.

Cela a été aussi abordé dans une série d’articles ici et .

Sommaire Expérience utilisateur

Passage à GNOME 3.36. Cette version apporte de nombreuses petites améliorations dont voici un extrait :

  • refonte de l'interface de connexion (GDM) et du verrouillage de l'écran ;
  • GNOME affiche un bouton pour afficher le mot de passe du champ de saisie si nécessaire pour le vérifier ;
  • les boutons du menu de GNOME Shell ont été remaniés pour laisser apparaître la mise en veille sans utiliser une touche du clavier au préalable comme avant ;
  • une nouvelle application GNOME Extensions pour les configurer et les gérer plutôt que via votre navigateur web ;
  • un nouveau bouton Ne pas déranger est disponible dans la zone de notifications pour les désactiver temporairement pour l'utilisateur ;
  • le centre de configuration a été réarrangé rendant la navigation plus simple quand la section Vie privée liste désormais les applications qui ont obtenu des autorisations pour accéder aux services de localisation, à la caméra et au micro. L’accès peut être révoqué individuellement pour chaque application ;
  • GNOME Logiciels détecte les connexions limitées (via le téléphone ou une puce 4G interne par exemple) pour désactiver le téléchargement automatique des mises à jour dans ce cas ;
  • un système de contrôle parental fait son apparition pour autoriser ou non l'accès à des applications ;
  • le navigateur web peut afficher les fichiers PDF directement ;
  • les utilisateurs de pilotes propriétaires NVIDIA peuvent désormais lancer les applications en utilisant la carte graphique dédiée depuis GNOME Shell, avec le menu consacré.

Une nouvelle image alternative Comp Neuro Lab est disponible pour proposer par défaut des paquets relatifs aux neuro-sciences, image prête à l'emploi pour cela. Une documentation officielle est par ailleurs fournie pour voir les paquets proposés nativement comme octave, numpy ou encore neurord.

Plusieurs polices bitmaps sont converties en OpenType pour être exploitables par des applications plus modernes qui reposent sur la nouvelle version de la bibliothèque pango. En effet ce dernier depuis Fedora 31 utilise la bibliothèque HarfBuzz au lieu de FreeType pour effectuer le rendu des caractères et obligeant de fait l'usage de polices vectorielles. Cette conversion a reposé principalement sur l'usage de l'outil fonttosfnt. Cela augmente de fait la diversité des polices prises en charge.

Gestion du matériel

Le service fstrim.timer est activé par défaut. Il est exécuté de façon hebdomadaire pour signaler la liste des secteurs effacés au contrôleur de mémoires flash compatibles pour améliorer leur gestion d'un point de vue performance. Par défaut il est exécuté chaque lundi à minuit, ou au prochain redémarrage ou sortie de veille survenant après cette date si la machine était inactive.

Cela pourrait, sur quelques rares matériels, poser quelques problèmes de performances durant l'opération (de quelques secondes). Cela est également actif depuis quelques années chez Ubuntu ou OpenSUSE ce qui a conforté le projet Fedora dans la fiabilité d'un tel changement.

Internationalisation

Migration de la plateforme de traduction de Zanata vers Weblate pour le projet Fedora. Le premier n'était plus vraiment maintenu depuis 2018 et souffrait de sérieux défauts comme l'impossibilité de voir les dernières traductions d'une langue en particulier pour les vérifier.

En plus Weblate est déjà utilisé depuis un moment pour la traduction de LibreOffice ou OpenSUSE ce qui facilitera la possibilité de traduire pour ces différents projets pour un contributeur donné.

Un grand merci à notre responsable de la traduction francophone Jean-Baptiste Holcroft qui a été l'initiateur et le moteur de ce changement.

Administration système

Le paquet earlyoom est installé par défaut. En cas de mémoire insuffisante (RAM et swap utilisés à plus de 90%), un signal SIGTERM sera envoyé au processus ayant le plus gros score OOM. À plus de 95% d'utilisation, c'est le signal SIGKILL qui est envoyé.

Le but est d'essayer de sauver la machine en cas de problèmes de disponibilité de mémoire et quand la partition d'échange est très sollicitée. Une situation où un redémarrage brutal matériel était souvent nécessaire jusqu'ici même sur les machines puissantes disposant d'un SSD.

Contrairement à l'OOM du noyau (qui s'active plus tard), le signal SIGTERM est envoyé pour donner une chance au processus de se terminer proprement.

Pour revenir à la situation précédente vous pouvez exécutez la commande

# systemctl disable earlyoom.service

Ou configurer earlyoom pour correspondre à vos besoins.

Les utilisateurs systèmes adoptent le format sysusers.d. En effet de nombreux paquets, pour améliorer la sécurité et la gestion des droits d'accès, créent un utilisateur spécifique lors de leur installation et pour leur exécution. Ces utilisateurs étaient donc crées par une procédure non unique.

Passer à ce format permet d'unifier les procédures entre les paquets mais aussi avec OpenSUSE en cas de RPM communs. Pour l'administrateur système il est plus facile de lister quels paquets créent un nouveau utilisateur et éventuellement de surcharger le fichier correspondant pour que le logiciel exploite un autre utilisateur.

Enfin cela permet aussi d'utiliser systemd-sysusers si l'administrateur le souhaite et de faciliter son inclusion par défaut dans un futur proche.

Vous pouvez d'ailleurs lister les utilisateurs systèmes et leur but avec la commande :

$ systemd-analyze cat-config sysusers.d/

Le pare-feu dynamique firewalld migre de iptables vers nftables. Ce changement a déjà été introduit dans le projet officiel depuis deux versions mineures et une fois n'est pas coutume dans RHEL 8 aussi !

L'intérêt de ce changement est de réduire le nombre de règles, car il fallait avant dupliquer les règles communes d'IPv4 et IPv6 pour iptables et iptables6. Cela permet aussi d'exploiter les espaces de noms, ainsi un utilisateur qui peut avoir des règles personnelles plus facilement. Et bien sûr comme le projet officiel a effectué ce changement, la maintenance sera plus aisée.

Par ailleurs la variante iptables par défaut devient iptables-nft. Il fournit des commandes alternatives et équivalentes pour iptables, ip6tables, ebtables et arptables. Ce que par ailleurs RHEL 8 encore une fois a déjà effectué. Cela permet de se focaliser sur nftables qui est devenu la référence. Il est possible via la commande alternatives de choisir l'ancienne implémentation si les paquets iptables, arptables-legacy et ebtables-legacy sont installés.

Le paquet apt va fournir le projet de Debian plutôt que apt-rpm. L'objectif de ce paquet est de faciliter la transition, les commandes apt étant traduites vers les commandes dnf pour éviter de perdre les débutants qui utilisent les commandes trouvées sur différentes documentations. Cependant apt-rpm n'était plus en phase avec les nouveautés de dnf, tel que les dépôts modulaires, et n'est plus maintenu. L'objectif est aussi de maintenir dans Fedora des outils permettant de produire des paquets Debian.

Le gestionnaire de base de données MariaDB est mis à jour vers la version 10.4. Par défaut l'authentification repose sur les sockets UNIX pour utiliser le compte utilisateur de la machine pour accéder à la base de données. Cela étant bien sûr réversible.

Son alter-ego PostgreSQL passe quant à lui à la version 12. Outre les améliorations de performances qui l'accompagne, il est possible d'utiliser SQL/JSON path pour récupérer des données depuis le format JSON. L'authentification à plusieurs facteurs est aussi fourni avec le chiffrement de la connexion TCP/IP quand GSSAPI est utilisé. La compatibilité peut être rompue à certains endroits, la migration peut nécessiter quelques ajustements évidemment.

L'outil de sauvegarde rdiff-backup a été mis à jour vers sa dernière version 1.2.8 qui repose sur Python 3. La compatibilité des sauvegardes avec la version précédente a été conservée mais il n'est pas possible d'utiliser la nouvelle version avec l'ancienne dans le cas d'une sauvegarde distante : la même version doit opérer côté client et serveur. Par ailleurs cette version permet quelques optimisations supplémentaires en n'essayant pas de compresser plus de formats déjà compressés ou encore en autorisant de ne pas réaliser de synchronisation sur le système de fichiers via l'option -no-fsync pour augmenter la vitesse d'écriture au détriment de la fiabilité le temps du transfert.

Développement

La suite de compilateurs GCC 10 est proposée. Cette nouvelle version majeure propose une amélioration significative des performances du LTO pour lors de l'édition des liens. La prise en charge expérimentale des futures C20 et C++20 progresse. D'ailleurs pour C20, certaines nouveautés sont proposées pour les versions antérieurs avec les options qui vont bien. La spécification OpenACC 2.6 est proposée pour C, C++ et Fortran. Et bien sûr beaucoup de nouvelles options pour détecter certains comportements précis ou correctifs de bogues.

Son concurrent direct LLVM vient également dans sa version 10. Lui aussi progresse pour la prise en charge du futur C20. Outre les nombreuses nouvelles options proposées, on peut noter l'apparition d'une libc propre ou la gestion des opérations matricielles sur des types vectoriels.

À ce sujet, le paquet clang-libs ne proposera plus que la bibliothèque partagée libclang-cpp.so, les 37 autres fichiers ayant fusionné avec ce dernier. Cela permet de se rapprocher avec le fonctionnement du projet officiel et le LTO pourra obtenir des optimisations plus efficaces. Une amélioration possible du temps de démarrage des applications ayant besoin de cette bibliothèque est possible de même qu'une facilité de maintenance.

La bibliothèque GNU C Library progresse à la version 2.31. La prise en charge de la norme C20 continue. La fonction stime quant à elle n'est plus proposée, quand ftime sera supprimé la version prochaine.

Mise à jour de Binutils 2.33. Le format de débogue CTF est pris en charge de même que les instructions Armv8.1-M Mainline et M-profile Vector Extension (MVE).

La bibliothèque de calcul multi-précision flottant mpfr a une précision de 4.0.2. Un cache entre les fils d'exécution d'un programme a été activé pour améliorer les performances globales dans ce contexte. D'autres améliorations de performance pour certaines fonctions est possible, la conversion vers ou depuis un flottant 128 bits est également de la partie.

Le langage Python rampe vers la version 3.8. Il est possible d'assigner la valeur d'une variable directement dans une condition. Les arguments de fonctions peuvent être exclusivement positionnels. L'interpréteur peut aussi exploiter le module async pour gérer les coroutines. Et bien d'autres changements plus mineurs.

Tandis que Python 2 est retiré. Plus exactement, le paquet python2 est remplacé par celui de python27 pour des raisons de compatibilité. Les paquets qui dépendent de cette version de Python de même que les bibliothèques Python 2 sauf quelques exceptions sont quant à eux supprimés des dépôts. Cela met fin à la transition de Python 2 vers Python 3, ce premier n'étant plus maintenu officiellement depuis janvier 2020.

Python est compilé avec le drapeau -fno-semantic-interposition pour améliorer ses performances. L'ordre de grandeur est de 5% à 27% de gain. En contre partie il n'est pas possible pour les utilisateurs de surcharger les symboles de la bibliothèque Python via la variable d'environnement LD_PRELOAD. Cette fonctionnalité en fait a des répercutions sur l'efficacité du cache de niveau 1 du processeur

Le paquet python3-nose est déprécié en vue d'une suppression future. Les empaqueteurs ont été invités à utiliser python3-pytest ou python3-nose2 à la place pour les paquets qui en dépendaient. Cette version du projet n'est en effet plus maintenu officiellement depuis un moment déjà.

La boîte à outils Django 3 est disponible. Il est capable de tirer parti de MariaDB pour la gestion des bases de données. Il marque le début de la prise en charge du modèle Asynchronous Server Gateway Interface pour être pleinement asynchrone, en plus de WSGI qui prévalait jusqu'alors. Et bien d'autres changements, plus mineurs.

Le compilateur Pascal libre, Free Pascal Compiler, passe à la version 3.2.0. Beaucoup de changement autour des tableaux dynamiques qui disposent maintenant d'un constructeur. Il est possible de supprimer une sous-partie d'un tel tableau, de concaténer deux tableaux dynamiques ensemble, de définir un tableau dynamique comme constant avec une valeur d'initialisation. Un espace de nom par défaut est également proposé.

Ruby brille de 2.7 feux. Le ramasse-miettes dispose d'une nouvelle méthode GC.compact pour défragmenter la mémoire vive utilisée afin de diminuer le nombre de pages mémoires utilisés. Les performances sont également améliorées. L'interpréteur irb prend en charge les opérations multi-lignes. Le filtrage par motif est quant à lui fourni à titre expérimental.

Le générateur de pages statiques Jekyll version 4 est exposé dans les dépôts. Le moteur de rendu markdown est maintenant Kramdown 2.1. La génération des pages doit être plus rapide en reposant sur un cache au niveau des templates et dans le module Sass.

Le gem Ruby Bundler passe quant à lui la 2e. Ils ont amélioré la compatibilité avec les versions récentes de Ruby au détriment des anciennes et les messages d'erreurs et autres avertissements sont maintenant affichés dans le flux stderr. Cependant la compatibilité ascendante a été préservée pour faciliter la migration.

Le langage Go quant à lui file vers la version 1.14. En dehors des habituelles améliorations de performance, les goroutines peuvent être préemptées de manière asynchrone, et l'allocateur de pages est plus efficient. La prise en charge du protocole SSLv3 a été supprimée pour des raisons de sécurité, alors que UNICODE 12.0 est maintenant géré.

Haskell Stackage LTS va vers la version 14. Ainsi les derniers paquets de l'écosystème sont disponibles bien que le compilateur GHC n'a pas eu de mise à jour entre temps.

La pile .Net libre Mono évolue de la version 5.20 à 6.6. Globalement cela consiste en une amélioration de la prise en charge des évolutions de la pile .Net dont C#8 mais aussi de WebAssembly. Le compilateur croisé AOT permet maintenant de compiler du code pour x86 depuis un système x86_64 par exemple. Enfin l'outil de débogage Mono Crash Reporter sera plus fiable dans de nombreuses situations.

PHP écrase avec sa version 7.4. Les propriétés d'une classe peuvent être typées alors que l'opérateur ??= apparaît pour assigner une valeur à une table associative si ce dernier n'a pas encore de valeur pour une clé donnée. Comme d'autres langages, la lisibilité des nombre littéraux dans le code peuvent être plus lisible avec l'usage de l'underscore comme séparateur. En plus de tout cela quelques gains de performances sont à noter.

Le gestionnaire de versions Bazaar laisse place à son fork Breezy, qui est lui maintenu. En effet Bazaar n'a plus de mainteneur, n'est plus possible à compiler et installer sans correctifs maison en plus de ne prendre en charge que Python 2 qui a tiré récemment sa révérence.

La chaîne de compilation mingw32 change de systèmes d'exception de SJLJ vers dwarf-2. En effet, l'ancien système n'avait pas un coût nul en terme de performances, cela pouvait induire une pénalité de l'ordre de 15% dans certains cas. Mais en contre partie le nouveau système génère des binaires plus lourds de moins de 10%. Ce choix a aussi été fait car Rust sur les plateformes 32 bits ne prend en charge que ce nouveau système et qu'il commence à faire son entrée dans les bibliothèques de base comme librsvg2.

Projet Fedora

Le projet améliore la façon d'avoir des statistiques sur l'utilisation de Fedora. L'objectif est de connaître plus finement le nombre de machines employant Fedora, mais aussi avoir des informations sur la version utilisée, sa variante (comme les Spins), etc. Ce qui permet à l'équipe qualité mais aussi au projet dans son ensemble de baser leurs décisions sur des données factuelles.

Actuellement le tout reposait sur la collecte de données des différents miroirs pour connaître le nombre d'installation en vigueur ce qui n'était pas fiable, à cause du fait que derrière une adresse IP peut se cacher plusieurs installations. Et cette méthode était plutôt lente pour remonter les informations.

Et il fallait trouver un moyen qui garantisse un respect de la vie privée maximale. Et bien évidemment, il faut que le mécanisme fonctionne si l'utilisateur utilise dnf, GNOME Logiciels ou Cockpit par exemple pour gérer ses paquets.

Pour éviter cela, tous les 7 jours lors d'une requête vers un dépôt, libdnf va envoyer la chaîne libdnf/VERSION (NAME VERSION_ID; []OS.BASEARCH) comme user agent et incrémenter un compteur interne qui est aussi envoyé. Cela permettra d'obtenir les informations suffisantes à savoir la version de Fedora, la variante utilisée, l'architecture mais aussi la durée de vie d'une Fedora (une semaine, un mois, deux ans ?). L'user agent peut être changé via l'option user_agent dans le fichier de configuration de dnf. Cette fonctionnalité est également désactivable avec l'aide de l'option countme dans ce même fichier qui est configuré à False. Cette option étant activée par défaut.

Pour éviter le risque de traquer une machine en particulier, le compteur n'est plus incrémenté au bout de 60 semaines soit la durée de support approximative d'une Fedora.

Cette nouveauté avait été proposée pour Fedora 30 et finalement reportée.

Un bogue sur les images Live sur CD ne sera plus bloquant. En cas de bogues spécifiques à ces images une nouvelle version de Fedora sera proposée malgré tout. Le correctif nécessaire pourra avoir lieu après la disponibilité officielle initiale. Cela permet de réduire la charge des tests pour finalement assez peu d'utilisateurs et d'allouer ce temps à élaborer et exécuter des tests plus pertinents comme pour Fedora Silverblue.

De manière similaire, l'image Xfce ARM 32 bits ne sera plus bloquante alors que l'image Workstation pour AArch64 le sera. L'objectif est de focaliser l'équipe QA sur les images prioritaires et plus utilisées pour le projet Fedora.

Un nouveau buildroot pour le projet Fedora voit le jour pour proposer de tester un changement dans la micro-architecture x86_64. Ceci afin d'évaluer les possibilités d'améliorer les performances et d'observer les éventuelles régressions en vue d'une mise à jour globale des exigences de l'image x86_64.

Cela fait suite à une proposition de changement rejetée récemment qui prévoyait de compiler les paquets x86_64 pour exploiter les instructions AVX2 ou SSE 4.2 par exemple. Ce qui aurait amélioré les performances globales de ces logiciels mais au détriment de la compatibilité des processeurs plus anciens. Le but ici est d'évaluer l'impact d'un tel changement en terme de performances et de tester la compatibilité des logiciels avec ces options.

Ainsi une éventuelle transition pourra s'opérer si les performances sont significativement améliorées et qu'il n'y a pas de régressions notables.

Le lien entre une langue couverte et une police d'écriture n'est plus dans le paquet de la police mais dans un paquet langpack spécifique nommé langpacks-core-font-code_langue.

En somme la macro font(:lang=xy) du paquet disparaît. Cette macro avait été ajoutée dans Fedora 11 pour que PackageKit puisse trouver une police d'écriture capable d'afficher une langue correctement si un logiciel en avait besoin. Cependant la première police compatible trouvée était installée ce qui était souvent une police de faible qualité et cela pouvait varier entre les machines pour une langue donnée.

Ici le résultat est plus prévisible et une police de qualité est fournie par ce biais.

Juste après la séparation entre Rawhide et une nouvelle version de Fedora, ici 32, une période de gel des paquets sera observée comme avant une Beta ou une sortie finale pour améliorer la stabilisation.

L'objectif est de consacrer ce temps après cette séparation pour corriger les bogues avant d'introduire des nouveautés supplémentaires. Cela permet de facilement produire des images testables et fiables bien avant la sortie de la version Beta. Pour Fedora 31, les difficultés rencontrées ont permis d'avoir une telle image testable seulement une semaine avant la Beta ce qui a laissé peu de temps pour tester et corriger ce qui était nécessaire.

L'ensemble des paquets qui gère des unités utilisateur pour systemd doivent recourir aux presets et non gérer cela à la main pour simplifier la maintenance et la cohérence. Cela reprend le même mécanisme proposé pour les services introduit dans Fedora 18.

Les paquets de base, qui sont notamment utilisés pour produire les images minimales pour conteneurs, réduisent leur nombre de scriptlets pour unifier les procédures et améliorer leur gestion.

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  • Organiser des évènements type Rencontres Fedora dans votre ville.

Nous serions ravis de vous accueillir et de vous aider dans vos démarches. Toute contribution, même minime, est appréciée.

Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre activité, vous pouvez participer à nos réunions hebdomadaires chaque lundi soir à 20h30 (heure de Paris) sur IRC (canal #fedora-meeting-1 sur Freenode).

La documentation

Depuis juin 2017, un grand travail de nettoyage a été entrepris sur la documentation francophone de Fedora, pour rattraper les 5 années de retard accumulées sur le sujet.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le travail abattu est important : près de 90 articles corrigés et remis au goût du jour.
Un grand merci à Charles-Antoine Couret, Nicolas Berrehouc, Édouard Duliège, José Fournier et les autres contributeurs et relecteurs pour leurs contributions.

L'équipe se réunit tous les lundis soir après 21h (heure de Paris) sur IRC (canal #fedora-doc-fr sur Freenode) pour faire progresser la documentation par un travail collaboratif. Le reste de la semaine cela se passe sur les listes de diffusion.

Si vous avez des idées d'articles ou de corrections à effectuer, que vous avez une compétence technique à retransmettre, n'hésitez pas à participer.

Comment se procurer Fedora 32 ?

Si vous avez déjà Fedora 31 ou 30 sur votre machine, vous pouvez faire une mise à niveau vers Fedora 32. Cela consiste en une grosse mise à jour, vos applications et données sont préservées.

Autrement, pas de panique, vous pouvez télécharger Fedora avant de procéder à son installation. La procédure ne prend que quelques minutes.

[NdM] : à noter que Lenovo va bientôt proposer Fedora 32 pré-installée sur sa gamme d'ordinateurs portables

Nous vous recommandons dans les deux cas de procéder à une sauvegarde de vos données au préalable.

De plus, pour éviter les mauvaises surprises, nous vous recommandons aussi de lire au préalable les bogues importants connus à ce jour pour Fedora 32.

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Catégories: Les actus

Agenda du Libre pour la semaine 18 de l'année 2020

dim, 26/04/2020 - 09:50

Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 6 événements (France: 6) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire [FR Montpellier] Contribution Wikicheznous - Du jeudi 16 avril 2020 à 00h00 au mercredi 6 mai 2020 à 23h59.

Wikimédia France vous propose de participer en ligne, depuis chez vous, à notre opération de contribution à la connaissance libre #WikiChezNous.

Cabalhérault, Montpel'libre et API : Action of Public Interest vous accompagne dans cette contribution, en vous expliquant comment contribuer à des moments d’échanges en ligne.

Histoire, culture, science, société, linguistique, littérature, photographie… Dans chacun de ces domaines, le mouvement Wikimédia a mis en place de très nombreuses plateformes pour libérer la connaissance et la rendre accessible à toutes et tous.

Comme chacun est invité à rester chez soi pour éviter la propagation du virus, c’est l’occasion pour vous de découvrir ou redécouvrir l’ensemble des projets Wikimédia, ainsi que notre projet de bibliothèque d’enregistrements audio Lingua Libre.

Un concours de contribution multiplateforme

Pour la première fois, Wikimédia France organise un concours de contribution qui se déroule simultanément sur plusieurs projets Wikimédia en plus de Lingua Libre, notre projet d’enregistrements audio libres. Vous pourrez donc non seulement contribuer à Wikipédia, projet phare de l’univers Wikimedia mais aussi à 10 autres plateformes !

Le but :

  • Inciter les contributeurs de Wikipédia à s’investir dans les autres projets hébergés par la Wikimedia Foundation.
  • Valoriser les personnes impliquées dans les projets Wikimédia moins connus, mais indispensables à la mise à disposition libre de toutes les formes de connaissances.
  • Récompenser le travail des bénévoles les plus prolifiques mais aussi des personnes qui profitent de l’événement pour s’y mettre.

Les prix :
Sur chacun des sites Wikimédia nous récompenserons l’internaute qui aura effectué le plus de contributions. Une série de prix reposant sur ces mêmes critères sera dédiée aux nouveaux contributeurs. Ce sont ainsi 22 lauréats, débutants et confirmés que nous saluerons d’un chèque lire d’une valeur de 200 €.

Comment participer :
Rien de plus simple, il vous suffit de vous connecter à notre campagne #WikiChezNous et de partir à l’aventure sur les différentes plateformes de diffusion de la connaissance libre ! Astuce, pour les personnes qui n’ont encore jamais contribué aux projets Wikimédia, vous pouvez vous créer un compte directement via notre page de campagne.

Jeudi 16 avril 2020 à 0h00 au mercredi 6 mail 2020 à 24h00 toute la journée
France

[FR Montpellier] Contribution OpenStreetMap (HérOSM) - Du lundi 27 avril 2020 à 00h00 au dimanche 10 mai 2020 à 23h59.

OpenStreetMap est un projet collaboratif, ce qui signifie que vous aussi, vous pouvez y participer. Pour rejoindre notre communauté, rendez-vous sur le site officiel openstreetmap.org pour créer votre compte. Puis, il suffit de cliquer sur « Modifier » pour commencer à enrichir la carte !

HérOSM, Montpel’libre et API : Action of Public Interest vous accompagnent dans cette contribution, en vous expliquant comment créer un compte et comment contribuer avec des moments d’échanges en ligne.

Comment contribuer ?

Pour vos premières contributions vous pouvez aussi installer un outil un peu plus abouti comme JOSM, qui est un logiciel libre permettant de consulter et de modifier les données cartographiques de la base de données libre OpenStreetMap.

En cette période de confinement, nous vous proposons de participer à des activités utiles. Après les départements de l’Hérault, du Gard, de l’Ardèche, la Haute-Savoie, le Groupe HérOSM vous propose de cartographier l’ensemble des EHPAD de l’Aude et des Bouches-du-Rhône. Si vous voulez aider pour terminer la Drôme, l’Isère, la Haute-Garonne et le Jura en cours.
La liste CrisisMappers se réactive face à la crise du coronavirus.

Les listes des EHPAD 22203_1 et 22203_2.

Annuaire des EHPAD en Languedoc-Roussillon.

Le but de l’action : s’assurer que les lieux très sensibles face au COVID-19 que sont les maisons de retraites et les EHPAD sont bien, et exhaustivement, cartographiés dans OSM. Ces données peuvent en parallèle servir de base à des cartes dynamiques, par exemple sur le risque d’exposition ou les mesures de protection.

Pour vous aider à contribuer, voici quelques exemples de tags que vous pouvez utiliser :
assisted_living : lieu avec des appartements (donc une cuisine en +) séparés avec des services communs (sale de loisir mais parfois aussi
un « resto »)
group_home : lieu avec des chambres (avec des services communs pour le
reste)
nursing_home : group_home avec service médical lourd
FR:Key:social_facility

Pour aller plus loin : la page pour comprendre les attributs utilisés pour cartographier les nœuds, chemins et relations.

Pour aller plus loin et suivre les projets du groupe HérOSM :
Le wiki, la page des réunions du groupe ;
La liste de discussions : liste de diffusions ;
La page des événement et rencontres.

Lundi 27 avril 2020 à 0h00 au dimanche 10 mai 2020 à 24h00 toute la journée.
Départements de Aude et des Bouches-du-Rhône

[FR Paris] Émission « Libre à vous ! » - Le mardi 28 avril 2020 de 15h30 à 17h00.

L’émission Libre à vous ! de l’April est diffusée chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio.

Le podcast de l’émission, les podcasts par sujets traités et les références citées sont disponibles dès que possible sur le site consacré à l’émission, quelques jours après l’émission en général.

Les ambitions de l’émission Libre à vous !

La radio Cause commune a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur Internet.

Depuis mai 2018, l’April anime une émission d’explications et d’échanges sur la radio Cause Commune sur les thèmes des libertés informatiques.

Libre à vous ! se veut avant tout une émission d’explications et d’échanges sur les dossiers politiques et juridiques que traite l’April, et sur les actions qu’elle mène.

Pour les libertés informatiques en général, et pour le logiciel libre en particulier.

Libre à vous ! c’est aussi un point sur les actualités du Libre, des personnes invitées aux profils variés, de la musique sous licence libre, des actions de sensibilisation.

Donner à chacun et chacune, de manière simple et accessible, les clefs pour comprendre les enjeux mais aussi proposer des moyens d’action, tel est l’objectif de cette émission hebdomadaire, qui est diffusée en direct chaque mardi du mois de 15 h 30 à 17 h.

L’émission dispose d’un flux RSS compatible avec la baladodiffusion ainsi qu’un salon dédié sur le webchat de la radio (salon #libreavous).

[FR Nantes] Visioconférence Monnaie Libre - Le mardi 28 avril 2020 de 19h30 à 22h00.

Dans le cadre de la transition écologique, la monnaie joue un rôle majeur.
La monnaie libre permet d’éviter l’accumulation, de garantir la valeur et
de privilégier l’humain.
Elle appartient à ses utilisateurs et non pas à une banque.
Elle est créée par les utilisateurs et non par la dette.
Elle participe pleinement à la phase de résilience qui va suivre les
bouleversements économiques majeurs qui s’annoncent.
Elle existe depuis 3 ans et ne nécessite aucun frais d’entrée ou de gestion.
Ce n’est pas une monnaie locale bien qu’elle puisse être utilisée localement.
Elle intègre un dividende universel attribué automatiquement chaque jour.

C’est une autre façon de voir le revenu universel et c’est opérationnel dès aujourd’hui.

À l’issue de la réunion vous aurez toutes les informations pour vous
lancer.

Pour rejoindre la réunion il faut suivre ce lien :Jitsi MonnaieLibreNantes
Pour toutes questions préalable voir forum.monnaie-libre.fr visio-conference-tout-les-mardi-soir

La réunion commence à 19h30, mais on teste les connexions à partir de 19h15. (privilégier le câble)
La présentation dure 20à 30mn et sera suivie de questions réponses.

Quelque vidéos de présentation sur youtube

[FR Aix-en-Provence] Samedi Libre Virtuel - Le samedi 2 mai 2020 de 10h00 à 18h00.

Ce Samedi Libre sera remplacé par une réunion virtuelle

PROGRAMME PROVISOIRE DE LA RÉUNION VIRTUELLE :

La discussion commencera avec des échanges par courriels sur la liste [Axul-debats] pour ne pas encombrer la liste [Axul-linux]. Des outils plus puissants seront mis en place si nécessaire (outils possibles).

INFORMATIONS GÉNÉRALES :

Ces Samedis Libres sont organisés par l’Axul en collaboration avec plusieurs associations de logiciels libres des Bouches-du-Rhône.

Ils proposent des présentations générales et une aide technique pour le dépannage et la mise à jour d’ordinateurs avec des logiciels libres. Ils présentent aussi des démonstrations de matériels libres.

Des informations sont disponibles sur la Culture Libre (OpenStreetMap, Wikipedia…).

PRÉSENTATIONS POSSIBLES :

Présentation d’un Fairphone, un téléphone libre et éthique

Présentation de livres et de sites Internet consacrés au Libre

Présentation du micro-ordinateur micro:bit conçu pour rendre l’enseignement et l’apprentissage facile et amusant.

Présentation du micro-ordinateur PyBoard co-développé avec le langage MicroPython

Présentations liées aux nouveaux programmes scolaires sur le codage

  • Présentations de Pygame, Python, Scratch et Snap!.
  • Présentations de modèles éducatifs libres écrits en HTML5 pour PC ou tablettes quel que soit le système d’exploitation : exemple du site PhET.
  • Présentation du projet 1, 2, 3… codez !: Enseigner l’informatique à l’école et au collège (Fondation La main à la pâte).
  • Présentations d’autres logiciels éducatifs et/ou scientifiques…

Autres présentations

  • Distribution Emmabuntüs pour la rénovation d’ordinateurs anciens.
  • Distribution PrimTux 4 pour les élèves de l’école primaire.
  • Distribution Pure OS associée au projet Librem pour des ordinateurs avec des matériels et des logiciels libres.
  • Distribution Ubuntu 19.10.
  • Distribution Ubuntu Touch sur un téléphone mobile.
  • Distributions Linux installées sur des clefs USB insérées dans des ordinateurs Linux, Windows 7 ou Windows 10.
  • Cohabitation Linux - Windows 10 : le cas de Debian et d’Ubuntu 64 bits.
  • Évolution du projet pédagogique OLPC (One Laptop per Child) : ordinateur XO-4, tablette OLPC partiellement libérée avec F-Droid et différentes machines avec la plate-forme pédagogique Sugarizer.
  • Présentation d’Inkscape, logiciel de dessin vectoriel professionnel pour Windows, Mac OS X et GNU/Linux
  • Présentation de logiciels scientifiques libres (SageMath…)

NB : Certaines démonstrations pédagogiques sont en libre service. Les autres démonstrations seront normalement possibles toute la journée : elles seront lancées en fonction des souhaits des visiteurs et des disponibilités des spécialistes.

Adresse : Centre Social et Culturel des Amandiers, 8 allée des Amandiers, Jas-de-Bouffan (cliquer sur ce dernier lien pour avoir un plan détaillé).

Ces samedis libres et gratuits sont ouverts à toutes et à tous, débutant(e)s ou expert(e)s GNU/Linux, membres ou non d’associations du Libre. Les locaux sont au rez-de chaussée et accessibles par tous.

Entrée Libre. Tout Public.

Prochaines réunions :

[FR Toulouse] Visioconférence Monnaie Libre - Le samedi 2 mai 2020 de 19h00 à 21h30.

On vous propose une série d’apéro présentation en visioconférence:
La Monnaie Libre & les projets d’Econolibre :

Chaque samedi à partir du 25 avril de 19h à 21h30
(programme du 25 avril au 16 mai - renouvelable - on annoncera la suite)

Publication du thème dans la semaine qui précède :
Le 25 avril, on présentera le spectacle musical « Civilization »
en création par des monnaies libristes.

Rien de spécial à installer, ça se passera via le site web JitSi :
https://meet.jit.si/econolibre

Cela nous permettra de nous réunir, de voir comment nous supportons ce confinement.
De poser des questions sur la monnaie libre et de présenter les nouveaux projets de l’association ECONOLIBRE,
de réfléchir aux projets que nous pouvons faire ensemble,
et de mieux nous connaître.

On décidera des autres dates de réunions-visio en format différent et sur d’autres thèmes.

Détails de l’association sur notre site :
https://econolibre.org

On peut manger pendant les réunions (c’est un apéro).

Un petit TUTO pour expliquer comment utiliser Jitsi :
https://forum.monnaie-libre.fr/t/visioconference-avec-jistsi/10363

La réunion commence à 19h, mais on teste les connexions à partir de 18h50. (privilégier le câble)
(si besoin) Une présentation pour les non monnaie libristes est faite, qui dure moins de 30mn
et sera suivie de questions réponses.

Quelques vidéos de présentation sur notre chaine Youtube : (Econolibre)
https://www.youtube.com/channel/UC9e9jWjY8foLfJp\_6KTIHRQ

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ONLYOFFICE : mises à niveaux, outils de constructions, nouveaux connecteurs

sam, 25/04/2020 - 22:50

Durant cette période inédite du confinement, le projet ONLYOFFICE se mobilise pour offrir aux utilisateurs de nouvelles fonctionnalités utiles dans toutes ses solutions.

La suite bureautique ONLYOFFICE fournit des outils d’édition des documents traditionnels couplés à des fonctionnalités collaboratives. ONLYOFFICE est distribué à titre gratuit jusqu’à ce que vous respectiez les termes de la licence AGPL v3. À part la version en ligne, ONLYOFFICE fournit les applications de bureau à code source ouvert (disponibles sous Windows, GNU/Linux et macOS) et les applications mobiles pour iOS et Android.

Sommaire Mises à jours Suite bureautique en ligne : deux mises à niveau v.5.5 et v.5.5.1

A partir de la version 5.1, vous pouvez préparer le document à la mise en ligne ou à l’impression à l’aide des marges de reliure et des marges en miroir pour des doubles pages.
Cette fonction est accessible via l’onglet « Disposition » >> bouton « Marges » >> « Marges personnalisées ».

Vous pouvez également structurer votre document en ajoutant les légendes aux images, aux graphiques et aux autres objets. Cette fonctionnalités est disponible dans le menu textuel de l’objet.

A partir de la version 5.5, le tableur devient plus flexible en permettant de :

  • effectuer le tri personnalisé de données,
  • ajouter un séparateur décimal et de milliers personnalisé,
  • ajuster le vérificateur de l’orthographe pour ignorer les mots en majuscules ou les mots contenant les nombres.

Pour ajuster une feuille de calcul à la page à imprimer, il suffit d’activer l’option « Mettre à l’échelle » dans l’onglet « Mise en page ».

Parmi d’autres outils particulièrement utiles :

  • le contrôle de l’alignement des objets graphiques (images, formes et graphiques) grâce à l’option « Alignement d’une cellule »;
  • le remplissage des cellules avec des couleurs, des motifs et des fonds en dégradé ;
  • la réalisation d’actions (déplacer, supprimer, copier, masquer, etc.) avec plusieurs feuilles de calcul en même temps ;
  • possibilités de recalculer les formules dans un classeur ou sur une feuille de calcul après avoir effectué des actions susceptibles d’affecter les données (par exemple, la saisie de nouvelles données, l’insertion/l’effacement des lignes) ;

Si, lors du travail collectif sur la présentation votre co-auteur se trompe, vous êtes en mesure de modifier et de réinitialiser la mise en page des diapositives.

En outre, l’outil de présentation permet d’ajouter des tableaux, des formes, des graphiques et des images à la mise en page d’une diapositive, mais aussi d’insérer des objets dans un endroit dédié.

Et enfin et surtout, une optimisation qui concerne tous les éditeurs : l’onglet « Collaboration » est actif en permanence, même si vous partagez le document avec une permission en lecture seule.

En version 5.5.1, le tableur ONLYOFFICE rend possible un affichage correct des feuilles de calcul qui contiennent les cellules avec la validation de données et les listes déroulantes. Cela veut dire que vous êtes désormais capable d'ouvrir dans ONLYOFFICE un tableur que vous avez créé sous Excel et de sélectionner les éléments de la liste déroulante.

En outre, les options de localisation ont été améliorées pour le français.

ONLYOFFICE Integration Edition : version gratuite pour les contributeurs

Nous proposons un nouveau tarif ONLYOFFICE Integration Edition qui inclut jusqu’à 10 utilisateurs. Cette option qui est totalement gratuite pour nos contributeurs, fournit les outils professionnels : comparaison de documents, nouveaux types de contrôles de contenu, éditeurs mobiles web pour Nextcloud et ownCloud.

Pour pouvoir comparer deux documents et voir leurs différences, il suffit de passer quelques étapes simples :

  • Ouvrez le premier document à ONLYOFFICE.
  • Cliquez sur le bouton « Comparer le document actif avec un autre document » qui est disponible dans l’onglet « Collaboration » pour charger le deuxième document à partir d’un fichier ou d’une adresse URL.
  • Passez au « Mode d’affichage » pour visionner le fichier d’origine et afficher l’aperçu du document avec les modifications acceptées/rejetées.

Les modifications seront surlignées et vous pouvez les accepter ou rejeter en totalité ou une par une.

De plus, il est possible de fusionner deux versions du document puis d’enregistrer le résultat comme étant une nouvelle version unique.

En outre, vous êtes capable de créer des formulaires avec de multiples champs de saisie : zones de liste déroulante, cases à cocher, dates, et images. Cliquez sur le bouton « Contrôles de contenu » dans l’onglet « Insérer ».

Vous avez une opportunité d’expérimenter ces fonctionnalités vous-même !

Si vous voulez participer à notre projet en proposant la traduction, la relecture ou vous avez d’autres suggestions, écrivez nous à documentation@onlyoffice.com et obtenez ONLYOFFICE Integration Edition pour 10 utilisateurs en échange de votre contribution !

Applications de bureau ONLYOFFICE v 5.5

Depuis la dernière mise à jour du client desktop qui a été présentée dans ce bulletin, les applications se sont enrichies de la possibilité d’ouvrir plusieurs documents dans les fenêtres séparées pour vous permettre de travailler sur deux écrans ou plus en même temps.

Selon la tradition, les éditeurs de bureau héritent des fonctionnalités de la version en ligne que nous venons de mentionnées ci-dessus :

  • Dans le traitement de texte : marges de reliure et marge en miroir, ajout des légendes aux images, aux graphiques, aux tableaux et aux autres objets.
  • Dans le tableur : tri personnalisé, réalisation d’actions avec plusieurs feuilles de calcul en même temps, possibilité de recalculer les formules, séparateur décimal et de milliers personnalisé, ajustement des paramètres du vérificateur de l’orthographe.
  • Dans l’outil de présentation : ajout des objets à la mise en page d’une diapositive, possibilité de réinitialiser la mise en page des diapositives.

Tous les éditeurs obtiennent les paramètres de la personnalisation avancés : alignement des listes, taille et couleur des puces, choix de nouveaux types de puces à partir de la table de symboles et gestion simplifiée des listes à plusieurs niveaux.

ONLYOFFICE Documents pour iOS 6.0 et pour Android 4.0

L’app pour Android 4.0 a connu une mise à niveau importante de la gamme de ses outils : les éditeurs natifs des documents texte et des feuilles de calcul et les visionneuses natives des présentations et des PDF. Vous pouvez maintenant consulter, gérer et éditer pleinement les fichiers locaux et stockés dans les clouds tiers tels que Nextcloud et ownCloud.

La version 6.0 de l’application pour iOS est sortie avec le support du mode sombre d’iOS et la capacité d’éditer les fichiers DOC, XLS, PPT et RTF.

Nouveaux connecteurs

La collection des applications d’intégration officielles développées par ONLYOFFICE s’est enrichie par deux nouveaux connecteurs : pour Plone et pour HumHub.

Plone

Plone est un système de gestion de contenu Web libre publié selon les termes de la GNU GPL. Il est construit au-dessus du serveur d'applications Zope développé en Python.

Le connecteur ONLYOFFICE pour Plone permet d’éditer et co-éditer pleinement les documents DOCX, XLSX, PPTX depuis l’interface de Plone. D’autres formats courants sont pris en charge via leur conversion à OOXML.

Le connecteur ONLYOFFICE pour Plone est disponible sur GitHub.

HumHub

HumHub est un outil de création de réseau social sous licence AGPL V3 programmé majoritairement en PHP, autour du framework Yii.

Le connecteur ONLYOFFICE pour HumHub assure la prise en charge des fichiers DOCX, XLSX, PPTX. D’autres formats nécessitent la conversion à OOXML pour leur édition : ODT, ODS, ODP, DOC, XLS, PPT, TXT, CSV.

Le connecteur ONLYOFFICE pour HumHub ets disponible sur GitHub.

ONLYOFFICE sur Cloudron

ONLYOFFICE est disponible en tant que l’application d’installation en un seul clic sur Cloudron, une plateforme d’auto-hébergement qui vous permet une gestion très facile de vos applications Web.

ONLYOFFICE peut être facilement déployé sur Cloudron pour être utilisé depuis votre environnement Nectxloud.

L’application est disponible ici.

Outils de construction

Nous mettons à votre disposition les outils de construction qui vous permettent d’installer automatiquement tous les composants nécessaires et compiler facilement à partir du code source :

  • ONLYOFFICE Desktop Editors.
  • ONLYOFFICE Document Server.
  • Document Builder (présenté précédemment dans cette dépêche).
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Audio-conférences en ligne avec Mumble

sam, 25/04/2020 - 21:45

Mumble est une solution de voix sur IP : elle permet aux utilisateurs de dialoguer ensemble dans des salons vocaux comme on le ferait sur Discord ou avec TeamSpeak.

À la différence de Discord, il n’y a pas un lieu centralisé où il faut s’inscrire ; chacun peut créer son propre serveur ou rejoindre un serveur existant. Il suffit pour cela d’utiliser un client Mumble, il en existe pour ordinateur (Windows, macOS et GNU/Linux), pour mobile (Android, iOS) et même en version Web, directement dans le navigateur.

Sommaire Les différents logiciels client

Le projet Mumble fournit des logiciels libres pour plusieurs plates‑formes mais encourage également les développeurs à créer leurs propres solutions. On trouve donc de multiples clients et serveurs pour Mumble, libres ou non. La liste suivante donne juste un léger aperçu des clients existants.

Le client officiel pour PC se présente ainsi, avec une zone de discussion en ligne à gauche et la liste des salons et utilisateurs à droite. On peut cependant personnaliser l’affichage depuis les options et tester les différents thèmes graphiques inclus.

Il existe plusieurs versions pour mobiles, libres ou non. Voici par exemple le logiciel libre Mumla disponible sur le magasin d’application Android officiel ou depuis le magasin alternatif F‑Droid.

Enfin, voici à quoi ressemble mumble‑web dans mon navigateur Firefox :

Comment trouver un serveur ?

Généralement, ce sont des communautés qui gèrent un serveur pour discuter. À la base c’étaient principalement des clans de joueurs, mais on trouve aujourd’hui des développeurs, des associations, des radios… Si l’on souhaite discuter avec ses amis, on peut utiliser un serveur en accès libre comme celui fourni par Framasoft. C’est la solution la plus simple : on se connecte et on discute. Il est même proposé une version pour navigateur !

Il existe également de multiples hébergeurs vous proposant des serveurs privés pour moins des deux euros par mois. L’avantage est de pouvoir gérer son serveur et d’avoir une connexion fiable. Mais Mumble étant libre et gratuit, on peut aussi héberger son propre serveur gratuitement. C’est la solution que je vous présente ci‑dessous.

Héberger son propre serveur

Sans rentrer dans les détails, l’installation consiste à installer le logiciel mumble-server depuis les dépôts de sa distribution, modifier un fichier de configuration, et à se connecter au serveur avec le client Mumble en tant qu’administrateur pour paramétrer les salons. Il faut aussi penser à ouvrir des ports sur son routeur. Rien de très sorcier.

Les prérequis sont :

Avoir un ordinateur faisant tourner GNU/Linux ou macOS

Le serveur Mumble officiel est fait pour fonctionner sur un système GNU/Linux ou macOS. Pour ma part, je fais tourner le mien sur un Raspberry Pi 4B (auparavant sur un Pi 3B+), le logiciel consommant très peu de ressources. Il faut que l’ordinateur soit allumé en permanence pour accueillir les usagers, il est alors intéressant de le faire tourner sur une machine économe en courant, tel un ordinateur monocarte ou un vieil ordinateur portable.

Une connexion Internet correcte

Il est important d’avoir suffisamment de débit montant pour envoyer les flux audio à tous les participants. Cependant, Mumble a toujours été très économe de ce côté — je le faisais tourner il y a dix ans sur une connexion ADSL vraiment pas terrible et je n’ai jamais rencontré de problème (tests à six ou sept personnes).
Aujourd’hui, il utilise le codec audio Opus qui compresse encore mieux les données audio. Une des forces du logiciel est le traitement du son avant envoi : le logiciel client réduit les bruits parasites avant d’envoyer le son au serveur ce qui améliore la qualité du son tout en réduisant la quantité de données à transmettre. Dans les paramètres du serveur on peut limiter la bande passante attribuée à chaque utilisateur et aussi limiter le nombre d’usagers ce qui permet d’adapter en fonction de sa connexion Internet.

Les avantages à utiliser Mumble
  • les utilisateurs n’ont pas besoin de se créer de compte, il existe cependant un système d’authentification optionnel ;
  • utilisable même sans installation grâce à la version Web ;
  • vous pouvez donner des droits supplémentaires aux utilisateurs ;
  • c’est vraiment gratuit (pas de pistage, pas de pub) ;
  • la connexion au serveur est sécurisée, vous devez cependant avoir confiance en l’hébergeur (ça peut être vous‑même) ;
  • le logiciel respecte ses utilisateurs ; par exemple, il ne va pas se lancer au démarrage sans qu’on ne le lui demande (p. ex. Teams), il ne va pas surveiller les logiciels que vous utilisez (p. ex. Discord), ni fouiller dans vos contacts (p. ex. WhatsApp) ;
  • il n’y a aucune centralisation, les développeurs de Mumble ne savent pas à qui vous parlez ;
  • bonne qualité audio ;
  • économe en ressources (processeur et bande passante).
Ce que Mumble n’est pas

Mumble est fait pour que des personnes puissent discuter ensemble dans des salons vocaux. C’est sa seule fonction et il la remplit bien, il n’a pas vocation à faire plus. Si on le compare à une plate‑forme comme Discord, voici les différences en termes de fonctionnalités :

  • il n’y a pas de salons textuel ;
  • il n’y a pas de possibilité d’envoyer un message à un utilisateur qui n’est pas connecté ;
  • il ne dispose pas d’un système de présence (liste de contacts connectés ou non…) ;
  • on ne peut pas partager son écran ou sa webcam ;

Mais comme c’est un logiciel libre, il peut être couplé à d’autres logiciels fournissant les fonctionnalités manquantes. Vous pourriez bien utiliser Mumble sans le savoir !

Pourquoi ne pas utiliser Discord, Skype ou WhatsApp ?

Fournir un service de voix sur IP coûte de l’argent (développement, matériel, bande passante, maintenance). Pour financer ce service, les plates‐formes centralisées ont donc des clients qui peuvent être des entreprises, des partis politiques, des lobbies, qui cherchent à atteindre un certain public (les utilisateurs).

Les services Mumble ne se finançant pas par la diffusion de publicités ou de propagande et étant décentralisés, on évite certaines dérives.

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Élection du #Debian Project Leader 2020 #DPL

ven, 24/04/2020 - 17:23

Jonathan Carter a été élu responsable du projet Debian (Debian Project Leader, DPL). Il succède à Sam Hartman, qui ne s’est pas représenté cette année.

(photo tirée de son programme de 2019)

La suite de cette dépêche retrace le déroulement des élections.

Sommaire Annonce des élections

Comme chaque année, le secrétaire du Projet Debian a annoncé le calendrier des élections pour le rôle de responsable du Projet Debian.

Les élections se déroulent en trois phases :

  1. la période de nomination (du 8 au 14 mars), pendant laquelle les candidats se font connaître et préparent leur programme ;
  2. la période de campagne (du 15 mars au 4 avril), pendant laquelle on débat sur la liste debian-vote. C’est aussi l’occasion pour les candidats de publier leurs Rebuttals (contre-arguments), dans lesquels ils commentent les programmes des autres ;
  3. la période de vote (du 5 au 18 avril), pendant laquelle les membres du projet… votent.
Le DPL sortant ne se représente pas et fait son bilan

Sam Hartman, élu en 2019, a décidé de ne pas se représenter.

Dans son bilan, Sam se félicite d’avoir animé avec succès des discussions techniques à la recherche de consensus sur les bonnes pratiques d’empaquetage au sein de Debian. Sam regrettait en effet dans son programme pour 2019 les débats souvent interminables et épuisantes qui empêchent les choses d’avancer.

Le DPL sortant a également proposé une résolution générale (GR) concernant la prise en charge des systèmes de démarrage en plus du système par défaut, systemd. Son intention n’était pas particulièrement de favoriser davantage systemd, mais plutôt d’expérimenter un mode de fonctionnement où le DPL essaie de faciliter la discussion et faire aboutir la communauté à des consensus sur les sujets qui font débat.

De son propre aveu, Sam n’avait pas anticipé la difficulté de gérer les délégations. En particulier, comment déterminer l’équilibre entre les besoins du projet, la charge de travail des délégués, etc.

Un autre élément qui semble pousser Sam à ne pas se présenter pour un mandat supplémentaire est une campagne de harcèlement à laquelle Debian est sujette depuis un certain temps par un ancien membre du projet.

Dans ses dernières nouvelles du DPL, Sam souhaitait employer la fin de son mandat au désamorçage des conflits qui émergent régulièrement dès que des décisions doivent être prises au sein du projet. Pour cela, il avait lancé un appel à volontaires pour constituer une équipe dédiée à cette tâche. Manifestement, trop peu de personnes ont répondu à cet appel, ce qui a été d’après Sam le principal facteur dans sa décision.

Les candidats et leurs programmes

Pour le mandat de 2020, trois personnes se sont portées candidates. Cette section présente leurs programmes respectifs ainsi que les questions qui leur ont été directement adressées lors des débats.
Les questions d’ordre plus général, adressées aux trois candidats en même temps, sont traitées dans la section suivante « Autres thèmes abordés lors de la campagne ».

Jonathan Carter

Jonathan Carter est le premier candidat à s’être présenté cette année. Il s’était déjà présenté l’année dernière.

Son programme de cette année met l’accent sur ces points : améliorer les conditions de « travail » de la communauté, faire un meilleur rapport des activités du DPL, ainsi que de la situation financière de Debian.

Sur le premier point, Jonathan souhaite améliorer les conditions de participation en favorisant le mentorat et en facilitant la participation à distance. Son idée est d’avoir des outils en ligne apportant quelques-uns des avantages qui sont normalement propres aux rencontres lors d’événements physiques comme les DebConf. Il souhaite aussi favoriser l’intégration des nouveaux contributeurs, notamment par le biais des équipes locales, mais aussi en clarifiant le fonctionnement de Debian. Enfin, il souhaite réduire les obstacles aux expérimentations.

Le deuxième axe de son programme porte plus sur la transparence de Debian avec un engagement à améliorer la compréhension des finances du projet et des rapports d’activités plus réguliers et abordables.

Sans grande surprise, les thèmes de campagne de Jonathan n’ont pas fondamentalement changé depuis l’année dernière. On y retrouve en effet les questions de communauté et de transparence abordées cette année.

Le nombre de points abordés dans le programme de Jonathan a soulevé la question de leur priorisation au cours de l’année qui vient. En effet, il paraît peu probable que tout puisse être accompli en un seul mandat et on peut dès lors se demander quelles seront les tâches réalisées en priorité.
Dans sa réponse, Jonathan a précisé qu’il n’avait pas de plan d’action spécifique et que le plus important à ses yeux était que la communauté travaille mieux ensemble, peu importe le moyen d’y arriver. Il a néanmoins mentionné deux idées qui pourraient permettre selon lui d’améliorer la communication en ligne : la première, Debian Social, est plus qu’une idée puisque le service a été annoncé officiellement peu de temps après, et la seconde est l’organisation d’une MiniDebConf en ligne.

Sruthi Chandran

Sruthi Chandran s’est présentée en deuxième. Il s’agit de sa première campagne électorale pour le poste de DPL.

Son programme met l’accent sur l’absence de diversité au sein de Debian et comment y remédier. Même si elle reconnaît que certaines initiatives au sein de Debian tentent d’apporter une plus grande diversité au projet, notamment la participation au projet Outreachy, les résultats ne lui semblent pas suffisants. En particulier, Sruthi souhaite porter son attention sur les dépenses liées aux initiatives de diversité dans le but de les rendre plus efficaces.

Sruthi a également abordé d’autres sujets sur lesquels elle souhaite travailler, sans pour autant entrer dans les détails. Parmi ces sujets, on retrouve en particulier la délégation des responsabilités, l’accueil des participants ou encore la facilitation des rencontres entre contributeurs.

Aucune question n’a été directement posée à Sruthi pendant la période de débat.

Brian Gupta

Brian Gupta est le dernier des trois candidats à s’être présenté. Comme pour Sruthi Chandran, c’était la première fois qu’il se portait candidat.

Son programme a la particularité de ne porter que sur la création de deux fondations dédiées à Debian, l’une aux États-Unis et l’autre en Europe.

Son principal argument est la fin des relations privilégiées qu’entretenait Debian avec Software in the Public Interest (SPI), la Trusted Organization historique de Debian. En effet, SPI considère désormais que toutes les organisations qu’elle représente devraient être traitées de la même façon et aurait révoqué certains avantages de Debian sans en informer le projet.

Pour rappel, Debian n’a actuellement que trois Trusted Organizations : Software in the Public Interest, debian.ch et Debian France.

Parmi les questions qui lui ont été posées au sujet de son programme, il a notamment été demandé à Brian pourquoi il a choisi l’élection du responsable du projet Debian comme moyen de lancer le débat sur la création d’une fondation, au lieu de passer par une résolution générale (GR) comme il serait plutôt d’usage de faire. Brian a répondu qu’une résolution générale n’était pas nécessaire, car la constitution n’avait pas besoin d’être modifiée et que la période de débat limitée dans le temps des GR n’était pas selon lui le meilleur format de discussion pour ce sujet précis.
Suite à plusieurs messages exprimant des réserves à propos d’un DPL qui ne s’occuperait que de la création d’une fondation, Brian a précisé quelles seraient ses activités en tant que DPL, qui ont été ajoutées à son programme à la fin de la campagne.

Le choix de créer plusieurs fondations a également été questionné, ce à quoi Brian a répondu qu’il était préférable d’être présent dans plusieurs juridictions et que la majorité des membres du projet Debian se trouvent en Europe ou aux États-Unis.

Un certain nombre de questions et remises en contexte au sujet de la relation de Debian avec SPI a été apporté par Martin Michlmayr, candidat l’année dernière. Une des principales questions soulevées par Martin est celle de l’acceptation par les membres de l’idée Debian, à travers cette fondation, puisse payer des contributeurs, et quelles en seraient les modalités.

Autres thèmes abordés lors de la campagne

Cette section regroupe une synthèse de tous les autres sujets abordés sur la liste debian-vote. Il s’agit de questions qui étaient adressées aux trois candidats.

Une des premières questions posées a porté sur l’efficacité du programme Outreach et en particulier son retour sur investissement et la façon dont ce programme est géré. Par exemple, il semblerait que les seuls coordinateurs actifs de cette initiative au sein de Debian ne soient pas membres du projet Debian.
Brian a répondu que c’était en effet problématique, car selon lui la constitution ne permet pas d’attribuer des délégations à des personnes extérieures au projet.
Jonathan a quant à lui répondu… qu’il avait lui-même été membre d’une délégation avant d’avoir le statut officiel de membre du projet Debian.

Les listes de discussion sont au centre des moyens de communication pour beaucoup de contributeurs Debian, mais le système actuellement en place montre ses limites, notamment en termes de gestion des individus nocifs pour la communauté. Les listmasters se sont ainsi résolus à mettre en place une modération manuelle pour certaines listes.
Dans ce contexte, il n’est donc pas étonnant qu’il soit demandé aux candidats leur avis au sujet d’une alternative, Discourse, dont une instance dédiée à Debian a été créée récemment. Par souci de cohérence, il leur a bien sûr été demandé de répondre directement sur Discourse.

Suite au bilan dressé par Sam Hartman au terme de son mandat et particulièrement la difficulté qu’il a eue à gérer les délégations, il a été demandé aux trois candidats s’ils partageaient ce constat et comment ils comptaient s’y prendre. Brian et Jonathan ont répondu, de façon assez similaire, qu’ils comptaient faire le point régulièrement avec les équipes et aider celles qui en ont besoin.

Éternel sujet, la queue NEW est-elle traitée trop lentement ? La queue New est la file d’attente pour tous les paquets attendant d’être inspectés par l’équipe FTP pour entrer dans unstable.

Les candidats ont également posté leurs propres questions. Par exemple, Jonathan Carter a demandé aux membres du projet quels étaient selon eux les sujets importants qui étaient pourtant mis de côté par les différents DPL et même les candidats.

Sruthi Chandran a quant à elle demandé à ses deux concurrents leur point de vue sur l’état de la diversité au sein du projet Debian.

Vote et résultats

Le gagnant est Jonathan Carter, il l’emporte sur Sruthi Chandran par 201 voix, Brian Gupta par 241 voix et l’option nulle (« None of the above » ou « Aucune de ces options ») par 267 voix.

Comme le remarque Michael Larabel sur Phoronix, avec un taux de participation 33,5% (339 votes retenus pour 1011 développeurs), cette élection se situe dans la moyenne des 5 dernières années, mais est loin des 50 à 60% des débuts du projet.

Dès sa prise de fonction, le nouveau DPL s’est adressé aux membres du projet pour remercier les autres candidats et Sam Hartman, le DPL sortant, et lancer un appel à contribution pour l’aider à réaliser son programme. Espérons que la première réaction a son message ne soit pas représentative de l’avis de la communauté !

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École, visioconférences — émission « Libre à vous ! » du 21 avril 2020 — Podcasts et références

jeu, 23/04/2020 - 19:21

Soixante‐troisième émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :

  • interview de Laurent Leemans, qui fait de la musique libre ;
  • chronique d’Emmanuel Revah sur le thème « Merci le Libre » ;
  • interview de Vincent‑Xavier Jumel, professeur de mathématiques dans un lycée de Saint‑Denis (93), sur l’école et le confinement ;
  • chronique d’Isabella Vanni sur son expérience personnelle avec les outils de visioconférence libres en temps de confinement, les réactions de son entourage ;
  • interview de Ludovic Dubost sur Cryptpad.

Suite au confinement de la population, l’émission a été diffusée dans des conditions particulières. Toutes les personnes ont participé à l’émission depuis chez elles. D’un point de vue technique, nous avons utilisé Mumble.

Rendez‑vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 MHz en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune.

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