Tick&
Tick& est un outil de ticketing ITSM libre et auto-hébergeable, destiné aux centres de services internes : direction des systèmes d’information, service informatique de collectivité, cellule d’assistance mutualisée. La gestion de parc est délibérément hors périmètre — pas d’inventaire matériel ni de gestion de licences.
Ce qu’il couvre
- Le cycle ITIL complet : incidents et demandes, problèmes, changements, sur un socle commun — acteurs, chronologie unifiée, tâches, solutions, validations, liens entre objets.
- Engagements de service (SLA et OLA) avec calendriers ouvrés, jours fériés, rappels et escalade. Une échéance de quatre heures posée un vendredi à 17 h tombe le lundi, pas le samedi.
- Un moteur de règles avec simulateur : on passe un ticket fictif dans le moteur et il montre ce qu’une règle ferait, avant qu’elle ne touche un vrai ticket.
- Base de connaissances avec FAQ publique, formulaires de catalogue à conditions d’affichage, enquêtes de satisfaction, portail self-service.
- Notifications par courriel et collecteur de courriel entrant, planning, statistiques, exports CSV et PDF.
Ce qui le distingue
Le cloisonnement est appliqué par la base, pas par l’application. Les organisations forment
un arbre, et l’isolation repose sur le Row-Level Security de PostgreSQL — pas sur des conditions
WHERE qu’on peut oublier d’écrire. Un droit est un triplet objet × action × portée, et
l’absence d’autorisation vaut refus.
Les droits suivent le profil actif, jamais l’union des profils. Quelqu’un qui est technicien sur un site et simple demandeur au siège ne cumule pas ses droits.
Extensible sans forker : les extensions se chargent dans le processus, déclarent leurs permissions dans un manifeste versionné, obtiennent leur propre schéma PostgreSQL et se retirent sans laisser de traces.
Français et anglais dès le départ, interface comme courriels. Authentification locale ou par annuaire LDAP et Active Directory.
Installation
Par conteneurs Docker — images publiées, fichier Compose fourni — ou par archives autonomes pour les serveurs où aucun moteur de conteneurs n’est autorisé, une par plateforme. Dépendances : PostgreSQL et Redis.
À savoir avant de s’en servir
Aucun centre de services ne s’en sert encore en production. Une démonstration publique tourne
en permanence sur les images publiées, ce qui exerce le chemin de déploiement tous les jours,
mais aucun ticket réel n’y a été traité. La version 0.1 est étiquetée, pas éprouvée : des
ruptures entre versions mineures sont à prévoir tant que les interfaces n’auront pas été
exercées par quelqu’un d’autre que leur auteur.
Essayer sans rien installer : https://demo.tickand.fr — cinq comptes de démonstration sur l’écran de connexion, un par profil. Remise à zéro toutes les heures.